les Allemands ont imposé à leurs dirigeants politiques de gouverner ensemble.
La semaine passée, une journaliste belge était invitée d'En aparté, sur Canal. "Chez nous, a-t-elle dit, on regarde François Bayrou avec intérêt, parce que ce qu'il souhaite réaliser, l'union, la négociation entre différentes tendances, c'est ce que nous faisons chez nous. Et ça ne marche pas si mal, et ça oblige à discuter"
(pardonnez-moi si la citation n'est pas exactement retranscrite, mais l'idée est bien représentée)
et hier soir, apparemment, l'exemple est venu d'une terre si peu lointaine, terre de guerre et de morts depuis une bonne centaine d'année.
AFP - jeudi 8 mars 2007,
Elections en Irlande du Nord: les ennemis d'hier auront à gouverner ensemble
Le protestant Ian Paisley et le catholique Gerry Adams ont tous deux été réélus jeudi à l'Assemblée d'Irlande du nord, où leurs deux partis semblaient en passe de l'emporter comme prévu sur les formations plus modérées, selon des résultats encore très partiels dans la soirée.
Si cette tendance est confirmée après les résultats définitifs vendredi, les deux ennemis d'hier, parti unioniste démocratique (DUP) de Ian Paisley et Sinn Féin de Gerry Adams seront appelés à gouverner ensemble, au sein d'un gouvernement régional suspendu depuis des années, et dont Londres exige qu'il soit remis en route avant le 26 mars.
(...)Neuf ans après l'Accord du Vendredi Saint, épilogue à 30 ans de violences intercommunautaires qui avaient fait quelque 3.500 morts, Gerry Adams a réaffirmé jeudi que son parti était désormais prêt à ce partage du pouvoir.
"C'est lui (Ian Paisley) qui doit prendre une grande décision", a-t-il expliqué à la BBC. "Nous, nous voulons partager le pouvoir"', a-t-il ajouté.
"J'ai le sentiment que d'ici au 26 mars, le grand mystère de la politique irlandaise - est-ce que Ian Paisley peut dire oui - sera levé. Et j'espère que ce sera oui", a ajouté M. Adams.
(...)Sans vouloir entrer dans les détails d'une situation politique irlandaise que je ne connais absolument pas, ni préjuger des décisions des uns et des autres, je crois que nous avons là un nouvel exemple d'une réalité qui se fait jour :
Pour sortir de la difficulté, le peuple appelle tous ses dirigeants à s'unir.
Dommage pour Ségo-Sarko, le couple infernal, leurs clichés et leurs chiffons rouges. L'avenir est à l'union.
pour les clivages et projets politiques, vous pourrez revenir dans dix ou quinze ans, quand la France sera parfaitement redressée, désendettée...
Enfin, non... ne revenez pas. Quittez la vie politique. Ce sera toujours mieux que de revenir pour défaire tout ce qui aura été fait.
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