Vieux refrain des vieilles d'élections, et vieilles découvertes des lendemains d'élections...
Je feuilletais une bande dessinée, l'autre jour, sur Nicolas Ier...
(le nôtre de Nicolas, pas le russe !)
on était le soir du premier tour, salle gaveau, le public umpiste attendait les résultats... et commentait :
- il va gagner, il va remettre la France au travail
- il va abolir le chômage !
- il va rembourser la chirurgie esthétique.
A ce moment-là, j'ai beaucoup ri.
Et puis, depuis, je lis le journal, j'écoute les infos, et je vois que Mirabeau avait déjà raison !
"Un jacobin ministre ne sera pas un ministre jacobin".
On annonçait tant de promesses, et Jacques Chirac énonçait lui-même la phrase du siècle, "les promesses n'engagent que ceux qui y croient"
j'écoutais à l'instant Christine Albanès, la nouvelle ministre de la Culture, en train de dire qu'il ne fallait pas de gratuité totale dans les musées nationaux...
J'ai dû rêver, alors, pendant la campagne.
Et puis, hier, j'entendais un économiste sur Europe... Il parlait de citoyens (enfin, moi, je les appelle des clients) qui avaient voté Sarkozy pour l'abattement fiscal sur les remboursements d'acquisition immobilière... et qui voient qu'il n'y auront pas droit car ils ont acheté leur bien avant le 6 mai... belle désillusion.
Demain, on rase gratis...
Les jours se suivent et se ressemblent... les politiques aussi ?
j'espère juste que son seul changement ne consistera pas à faire du jogging et appliquer des mesures néo-fascistes...
mardi 29 mai 2007
vendredi 4 mai 2007
mes amis, que vous est-il arrivé ?
je me souviens de vous tous, en 2002, au soir du 21 avril, de votre angoisse, de votre peur de l'extrême droite...
Le Pen n'est pas arrivé. Et il en était loin...
Immédiatement, un Jacques Chirac qui valait 12% du corps électoral (18% des votants) s'est arrogé le droit de tromper les électeurs de gauche qui avaient voté pour lui... Elu comme Fidel Castro, il s'est senti le droit de faire ce qu'il voulait, et de ne rien faire non plus, lui, et son gouvernement qui trafiquent les chiffres du chômage (ce n'est pas moi qui le dis, ce sont les employés de l'INSEE), qui règlent les problèmes de sécurité à coup de caméras, au point qu'on a eu droit à des émeutes...
mais qu'êtes-vous devenus, mes amis, vous qui, de cette angoisse, êtes passés au vote Sarkozy, lui qui a repris les thèmes de Le Pen, lui même, lui qui reprends des thèses douteuses sur la pédophilie, l'homosexualité... Qu'êtes-vous devenus, vous qui votez en même temps que les déserteurs lepénistes, vous qui comparez Besancenot et Le Pen en disant "c'est la même chose" comme si vous aviez imaginé des morts autour des meetings de la LCR, alors qu'ils sont bel et bien autour de la parade pour Jeanne d'Arc...
Qu'êtes-vous devenus pour être passés à droite ?
Est-ce un embourgeoisement ? ce mois de salaire qu'on vous prélève chaque année vous fait-il si mal au porte-monnaie, comme si ce qui était versé au titre de la solidarité devait revenir immédiatement ?
Etes-vous si aveuglés par les discours populistes que vous ressentez au fond de vous même ce besoin de sacrifier vos libertés au prix d'un ordre nouveau, d'une police débridée, d'une restrictions des droits, dont vous souffrirez, vous-mêmes, tôt ou tard ?
Qu'êtes-vous devenus, mes amis, pour oublier qui vous étiez, vous mêmes, votre identité, la souffrance de vos familles, pour choisir cet homme, ce camp, qui avance à pas d'éléphants, avec des thèses qui ont causé tant de tort à la France, à l'Europe...
Vous allez vous tromper, dimanche. Je le sais, vous me le confiez les uns après les autres, avec fierté pour certains, avec arrogance, pour d'autres, avec insulte pour un énergumène.
Serons-nous encore amis ? je ne le sais, car... la distance joue parfois un rôle destructeur.
A la différence de nombreux sarkozystes qui m'entourent et qui rêvent d'aller s'additionner aux électeurs du petit chef à l'ambassade de France à Tel Aviv, j'aime mon pays. Et je ne le veux pas néo-fasciste, quel que soit le sionisme affiché par ceux qui n'ont pas honte d'annoncer la violence avec laquelle ils veulent gérer les affaires.
Si la France doit être incarnée par un anti-démocrate, je m'exilerai, tôt ou tard...
Car, je ne veux pas voir mon pays réduit à la division, à la violence sociale, urbaine... et je ne veux pas voir le système économique et social américain - et je le connais bien - s'installer en France.
Le Pen n'est pas arrivé. Et il en était loin...
Immédiatement, un Jacques Chirac qui valait 12% du corps électoral (18% des votants) s'est arrogé le droit de tromper les électeurs de gauche qui avaient voté pour lui... Elu comme Fidel Castro, il s'est senti le droit de faire ce qu'il voulait, et de ne rien faire non plus, lui, et son gouvernement qui trafiquent les chiffres du chômage (ce n'est pas moi qui le dis, ce sont les employés de l'INSEE), qui règlent les problèmes de sécurité à coup de caméras, au point qu'on a eu droit à des émeutes...
mais qu'êtes-vous devenus, mes amis, vous qui, de cette angoisse, êtes passés au vote Sarkozy, lui qui a repris les thèmes de Le Pen, lui même, lui qui reprends des thèses douteuses sur la pédophilie, l'homosexualité... Qu'êtes-vous devenus, vous qui votez en même temps que les déserteurs lepénistes, vous qui comparez Besancenot et Le Pen en disant "c'est la même chose" comme si vous aviez imaginé des morts autour des meetings de la LCR, alors qu'ils sont bel et bien autour de la parade pour Jeanne d'Arc...
Qu'êtes-vous devenus pour être passés à droite ?
Est-ce un embourgeoisement ? ce mois de salaire qu'on vous prélève chaque année vous fait-il si mal au porte-monnaie, comme si ce qui était versé au titre de la solidarité devait revenir immédiatement ?
Etes-vous si aveuglés par les discours populistes que vous ressentez au fond de vous même ce besoin de sacrifier vos libertés au prix d'un ordre nouveau, d'une police débridée, d'une restrictions des droits, dont vous souffrirez, vous-mêmes, tôt ou tard ?
Qu'êtes-vous devenus, mes amis, pour oublier qui vous étiez, vous mêmes, votre identité, la souffrance de vos familles, pour choisir cet homme, ce camp, qui avance à pas d'éléphants, avec des thèses qui ont causé tant de tort à la France, à l'Europe...
Vous allez vous tromper, dimanche. Je le sais, vous me le confiez les uns après les autres, avec fierté pour certains, avec arrogance, pour d'autres, avec insulte pour un énergumène.
Serons-nous encore amis ? je ne le sais, car... la distance joue parfois un rôle destructeur.
A la différence de nombreux sarkozystes qui m'entourent et qui rêvent d'aller s'additionner aux électeurs du petit chef à l'ambassade de France à Tel Aviv, j'aime mon pays. Et je ne le veux pas néo-fasciste, quel que soit le sionisme affiché par ceux qui n'ont pas honte d'annoncer la violence avec laquelle ils veulent gérer les affaires.
Si la France doit être incarnée par un anti-démocrate, je m'exilerai, tôt ou tard...
Car, je ne veux pas voir mon pays réduit à la division, à la violence sociale, urbaine... et je ne veux pas voir le système économique et social américain - et je le connais bien - s'installer en France.
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