samedi 8 septembre 2007

coupe du monde de Rugby

Tout le monde se souvient du 11 septembre 2001, de là où il se trouvait en apprenant ce qui venait de se passer... tout le monde n'a pas eu l'occasion de passer cette dure journée à New York.
Moi, j'y étais, ainsi que les jours suivants. Les souvenirs de cette ville meurtrie, du deuil, de l'odeur de brûlé, des chasseurs dans le ciel laissent une marque qu'il est difficile d'enfouir au fond de soi.

en écoutant normalement les informations, hier, vendredi, sur Inter, j'ai entendu ce "papier" sur la sécurité de la cérémonie au Stade de France qui devait se tenir dans la soirée. Ils disaient, notamment, que tout était prévu, même un avion qui se crasherait sur le stade, l'alerte aérienne, la base aérienne de Creil en alerte, et l'ordre final du Premier ministre, s'il devait abattre l'avion.

Je suis, par hasard, passé à proximité du stade, vers 18 heures. Les embouteillages (qui avaient d'ailleurs été prévus, mais on ne fait jamais assez confiance aux panneaux électroniques !) m'ont permis de constater qu'il y avait là autant de policiers que pour un sarkozy allant au resto : au moins 3000. Mais tant mieux !, il aurait été regrettable que tout ne soit pas mis en oeuvre, et que la fête fut gâchée (c'était juste un moyen de rappeler que, "folie des grandeurs" aidant, certain déplace toujours des cohortes de policiers quand il bouge).

Vers 19h30 ou 20h, dans mon domicile parisien, je sens les vitres trembler, un bruit énorme, celui d'un avion. Panique. Non, sans mentir, panique ! Mon inconscient fait le rapprochement entre les infos du matin, le 11-Septembre, la cérémonie. Réflexe stupide, comme beaucoup de réflexes stupides que nous pouvons avoir... (eh oui, quand j'ai découvert ma porte fracturée, je me suis bêtement dit : "mais, comment est-ce possible ? j'ai oublié de fermer ma porte, ce matin ?")
Je cours à la fenêtre pour voir l'avion qui, vu (sic) le bruit, était très bas. Ils étaients huit, ces avions. Suivis de leurs fumée bleu-blanc-rouge. C'était la Patrouille de France qui volait bas, pour la cérémonie. Rassuré, mais encore tremblant, tout était normal.

Mais, comme il faut bien politiser tout ça (j'imagine que mes angoisses n'intéressent personne !), je me demande, très sérieusement, une chose.

La journalisté d'Inter a dit que c'était le Premier ministre qui décidait, en dernier ressort, s'il fallait abattre l'avion.
Et je me demande si leur processus est bien construit. Il y a trois mois, j'aurais compris, mais aujourd'hui, vu que le Premier ministre est porté disparu, n'y a-t-il pas un trou dans la chaîne de commandement ?
L'avion n'aurait-il pas réussi à passer entre les mailles du filet et commettre son crime ?

Un Premier ministre, vite !, pour que la chaine de commandement de la Défense soit assurée. A l'heure où un Ben Laden teint (oui, il s'est apparemment teint la barbe !) sort sa nouvelle cassette, et où nos voisins allemands démentèlent un attentat, il faut être prêt à toute éventualité.
Et la sécurité de nos concitoyens ne saurait souffrir d'un ego démesuré et d'un coup d'Etat "légal", c'est à dire auquel les gardiens du Livre n'ont rien trouvé à redire !

(au passage, j'ai été quelque peu choqué d'entendre l'occupant des appartements de l'hôtel de Matignon, lundi matin, sur INter, imaginer que pour faire passer la loi sur les allègements fiscaux relatifs à l'investissement immobilier, la seule chose éventuelle à faire serait de réformer le Conseil constitutionnel, mais que ce n'était pas à l'ordre du jour.
Evidemment, si tout le monde prend la rue interdite en contre-sens, autant changer le sens, bravo, monsieur le Premier ministre !!!!)

mardi 4 septembre 2007

"trop seul"

, éditorial du 5 sept. 2007


Trop seul





Nicolas Sarkozy est convaincu qu'il ne doit qu'à lui-même sa victoire électorale du mois de mai. Et il ne s'en cache pas. Depuis qu'il est installé à l'Elysée, le chef de l'Etat s'est persuadé, de la même façon, qu'il ne peut compter que sur lui-même pour diriger l'entreprise France, dont il se veut le patron. Au point d'y exercer toutes les fonctions : président, directeur général, directeur industriel et financier, directeur des ressources humaines, responsable de la communication, porte-parole, voire contremaître si nécessaire.

(...)

Comme grisé par la vitesse qu'il a imprimée à sa propre action - et par les sondages qui témoignent que les Français n'y sont pas insensibles -, le président de la République a-t-il pris la mesure du risque qu'il prend à s'exposer ainsi ? Il a été élu pour " faire le job " et pour " gouverner ", ne cesse-t-il d'objecter. Très bien. Pour autant, cela peut-il se faire sans équipe et sans confiance dans les hommes et les femmes qu'il a nommés pour l'épauler ?

Or c'est là que le bât finira, tôt ou tard, par blesser. Peu importe, à la limite, que l'article 20 de la Constitution (" Le gouvernement détermine et conduit la politique de la Nation ") soit réduit à rien. Mais il est périlleux, pour le président de la République, de n'être plus entouré que de ministres tétanisés, le petit doigt sur la couture du pantalon. De même, il est humiliant de qualifier le premier ministre de simple " collaborateur ", comme François Fillon n'a pas manqué de le faire respectueusement remarquer.

Il n'est pas ici question de sollicitude à l'égard des intéressés. Mais de démocratie. Aucun homme, aussi talentueux soit-il, ne peut suffire à tout. Sauf à verser dans un exercice dangereusement solitaire du pouvoir.

© Le Monde
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une blague circulait du temps de tous les présidents :

le président de la République : quelle heure est-il, monsieur le ministre ?
le ministre : l'heure que vous voulez, monsieur le président.

Sans opposition, nous filons droit dans le mur. Je ne parle même pas de la gauche ou du centre. Non, je parle d'une opposition interne, d'un ministre qui oserait faire une gaffe, donner un avis contraire, divergent.

Il est temps de mettre fin à cette monarchie française. Le président qui décide de tout. Voilà maintenant que les ministres ont peur de s'exprimer. Qu'ils ne servent plus à rien. Qu'un tandem Sarkozy-Guéhan décide de tout.

Mais à quelle époque sommes-nous revenus ?

vendredi 31 août 2007

La chevalière du ciel s'est envolée...


c'est un petit choc qui m'amène à reprendre mes écritures.


J'ai lu, par le plus grand des hasards, dans le Figaro d'hier (oui, je lis le Figaro... Mais je lis aussi Le Monde et Libé, alors ça va, j'ai l'esprit ouvert dans toutes les directions !), que Caroline
Aigle, une "petite" blonde aux cheveux courts, était décédée brutalement la semaine dernière. Le 21 août 2007.
Caroline Aigle avait un nom prémonitoire... Ce n'est pas son passage à Polytechnique, ni ses médailles de triathlon militaire... C'est qu'elle était pilote de chasse. La première en France a avoir réussi les qualifications sur Mirage.

Son nom ne dit sûrement pas grand chose à la plupart des lecteurs. Quoique, toi qui aimes le JT de TF1, tu as sûrement vu des reportages sur elle quand, en 1999, elle a reçu sa première affectation. Je ne la connaissais pas personnellement, mais j'avais vu des reportages sur elle, j'avais étudié sa biographie (oui, parce que la féminisation, c'est mon boulot) et voilà... c'est étrange. 32 ans, mère de deux enfants, dont apparemment, un né récemment.
Défricheuse, pionnière... Une dizaine de femmes pilotes de combat en France, et elle a été la première à ouvrir la voie...
Que dire ?
c'est triste. Ca fait bizarre...

Voilà, c'était juste un petit passage sur cette jeune femme que je connaissais un petit peu, finalement, à force de l'avoir étudiée, et qui est partie bien tôt, pour son dernier vol...






site créé par le SIRPA Air
http://armee-de-lair.over-blog.fr/

mardi 29 mai 2007

Demain, on rase gratis...

Vieux refrain des vieilles d'élections, et vieilles découvertes des lendemains d'élections...

Je feuilletais une bande dessinée, l'autre jour, sur Nicolas Ier...
(le nôtre de Nicolas, pas le russe !)

on était le soir du premier tour, salle gaveau, le public umpiste attendait les résultats... et commentait :
- il va gagner, il va remettre la France au travail
- il va abolir le chômage !
- il va rembourser la chirurgie esthétique.

A ce moment-là, j'ai beaucoup ri.
Et puis, depuis, je lis le journal, j'écoute les infos, et je vois que Mirabeau avait déjà raison !
"Un jacobin ministre ne sera pas un ministre jacobin".

On annonçait tant de promesses, et Jacques Chirac énonçait lui-même la phrase du siècle, "les promesses n'engagent que ceux qui y croient"
j'écoutais à l'instant Christine Albanès, la nouvelle ministre de la Culture, en train de dire qu'il ne fallait pas de gratuité totale dans les musées nationaux...
J'ai dû rêver, alors, pendant la campagne.

Et puis, hier, j'entendais un économiste sur Europe... Il parlait de citoyens (enfin, moi, je les appelle des clients) qui avaient voté Sarkozy pour l'abattement fiscal sur les remboursements d'acquisition immobilière... et qui voient qu'il n'y auront pas droit car ils ont acheté leur bien avant le 6 mai... belle désillusion.


Demain, on rase gratis...
Les jours se suivent et se ressemblent... les politiques aussi ?
j'espère juste que son seul changement ne consistera pas à faire du jogging et appliquer des mesures néo-fascistes...