jeudi 22 février 2007

mamère et son vélo

Je ne devrais pas dire que c'est un petit plaisir... mais c'est un petit plaisir. VOilà une personnalité politique provocatrice que je n'aime pas beaucoup, et qui se fait piéger en flagrant délit de mensonge...
Nous pourrions débattre des heures de la liberté, d'internet, des caméras partout, du Big Brother qui n'est finalement pas l'Etat mais tout un chacun avec camescopes, téléphones portables...

Mais je ne veux parler que de Noël Mamère... l'écolo...
Ce petit passage peut simplement servir à appuyer l'idée que... non ! les Verts ne sont pas écolos... ils n'y pensent pas plus que d'autres. Ils sont plutôt rouges, trotskystes et autres léninistes qui ont compris que l'accès aux responsabilités ne se ferait qu'en s'achetant une conduite.

Noël Mamère vient à vélo, qui consiste en une grande berline... Tant mieux pour lui. POurquoi avoir menti ? La propagande politique trouve sa limite quand l'image démasque le "bôbard".
C'est dommage pour la méthode. Mais merci d'avoir mis cette vidéo en ligne.


Le Vélo de Mamère
envoyé par Dripfedfred


PS. Qui est donc cette charmante Daisy qui présente les images ?

lundi 19 février 2007

Adhésion, tracteur, Rassembleur

Il ne suffit pas de "taper" sur "Ségolène" pour faire campagne... je pourrais passer des heures et des heures à écrire sur elle, sur ses gaffes, l'ennui de ses émissions, comme celle que je suis en train de regarder sur TF1...
mais la critique ne suffit pas.
je souhaite aborder aujoud'hui le thème de l'adhésion, de la rencontre...

J'ai voté socialiste toute ma vie, ou presque (cela dit, je ne suis pas extrêmement vieux, mais j'ai bien dû participer à une douzaine de scrutins dont trois présidentielles) et ce parti me déçoit de plus en plus.
Pour cette élection qui s'annonce, j'ai décidé depuis un moment de mon candidat.
En 2002, j'ai regardé François Bayrou dans une émission... J'avais entendu son discours rassembleur. Immédiatement après cette émission, j'ai écrit à François Bayrou, en réponse à ses propos, lui demandant pourquoi il n'appelait pas à l'alliance avec la gauche...
et deux ou trois jours après, j'avais reçu un court message de son site internet me disant "patience".

La patience est dure... mais le résultat arrive enfin. Ce week-end, le "Rassembleur au tracteur" a annoncé à deux reprises qu'il envisageait depuis un moment déjà, de nommer un Premier ministre de gauche. Loin de l'irréalisable que dénonce les Sarkozy et Fillon menacés, c'est un beau projet d'union nationale pour sortir le pays de ses ennuis. Bayrou annonce la couleur :
l'important, ce n'est pas politique politicienne, c'est l'avenir de la France.
Il faut, pendant un temps, arrêter de se battre entre nous et utiliser cette énergie à travailler ensemble à mettre en place une politique pour résoudre les problèmes qui touchent notre pays depuis des décennies : chômage, pauvreté, quartiers en difficulté, illétrisme...
et plus récents : intégration européenne, mauvais vécu de la mondialisation, inflation galopante.

Aujourd'hui, il n'y en a qu'un parmi les candidats à proposer de se retrousser nos manches tous ensemble, quelle que soit notre couleur politique.

Mais ce n'est pas tout... Je regarde ces émissions politiques. Entre les lectures monocordes et sans fin de Ségolène Royal et les discours contenus d'un Nicolas Sarkozy qui essaie de ne plus paraître pour un excité, il est un François Bayrou qui ne lit pas ses discours, qui propose des idées, qui établit un programme rassembleur pour des gens de bonne volonté, capables de se concentrer sur l'essentiel et l'amour de la France.
C'est à ça que j'adhère.
Je ne suis pas d'accord sur tout, et pourtant, je le suis.

J'espère aujourd'hui que son message lancé ce week-end vers la gauche fera mouche et lui permettra de dépasser Royal au premier tour et de l'emporter, non seulement au deuxième, mais aussi d'avoir une majorité multi-couleurs lui permettant de travailler pour notre pays.
J'espère que les égarés de la candidature Royal comprendront ce message et apporteront à la démocratie sociale les voix et les idées de la social-démocratie.

samedi 17 février 2007

Ségolène et Dorothée

Dans son discours à la Castro, enfin... presque aussi long et aussi pompeux, Ségolène Royal, la grande déception de la gauche, ma grande déception de la gauche, a déclaré, dans un moment, paraît-il, plein d'émotion :

« Je veux, en tant que mère, pour tous les enfants qui naissent et grandissent en France, ce que j'ai voulu pour mes propres enfants. »

J'aimerais rappeler que Ségolène Royal est, il y a quelques années, entrée en guerre contre Dorothée... Ayant écrit contre elle... mais aussi, ayant sans doute eu de l'influence sur le départ de TF1 de l'animatrice des jeunes.

Certes, je ne dis pas là que les programmes de Dorothée étaient formidables.

Mais, la question que je me pose est celle-ci :
La France que Ségolène Royal nous propose est-elle une France sans divertissement pour les enfants, avec une censure de ce qui leur est proposé pour qu'ils reçoivent une éducation très cadrée... voire une propagande, à la Cyrillus, "oui, mère" et compagnie ?

Nul doute que de 20 à 35 ans, tous ces régressifs qui ont été bercés par Dorothée dans leur enfance, ne seront pas en avril bercés par les discours "somnifère" de la "femme Barbara Gould".
Plusieurs appellent circulent en effet sur le net, et par le bouche-à-oreille, pour ne pas voter pour elle... En souvenir de Do-ro-thée...

Tous les moyens sont donc bons, pour le bien de la France !
:)

Qui aurait cru à un tel destin pour Dorothée, nouvelle Jeanne d'Arc !!!?




mercredi 14 février 2007

l'erreur de casting

Ségolène Royal peine à convaincre nous dit la presse de cette semaine, après son discours fleuve...

on parle depuis longtemps d'erreur de casting
le problème d'une erreur de casting, c'est que ce n'est pas le comédien qui est responsable, mais le directeur de casting.
et qui est le directeur de casting ? le parti socialiste. Pas uniquement le militant mais le nuage qui a entouré l'élection de Royal dans les fédérations.
Mais ici, c'est aussi la comédienne - piètre comédienne - qui est responsable de l'erreur... Elle a postulé pour un rôle dont elle ne maîtrise pas la langue.
Jusqu'à présent, on nous offre la carte du doublage... on lui écrit des discours qu'elle récite, elle évite les débats, elle refuse d'affronter ceux qui se proposent de lui apporter la contradiction (en ce sens, elle a été piégée par Nadine Morano de l'UMP)...
mais il n'y a pas à dire : vive la version originale !

et si Royal commençait à apprendre son rôle et la langue de son rôle ?
Ah ? il ne reste que quelques semaines ? c'est un peu tard...

Ca promet un audimat catastrophique. Et ce n'est pas parce qu'elle nous fait du Arte... non non... Ce sera un gadin d'audimat à la TF1. Enlevée de l'antenne au plus vite.

Préparons nous à une nouvelle élection sans PS au deuxième tour. Heureusement que cette fois-ci, nous avons un candidat qui appelle dès maintenant au rassemblement. Bayrou, au contraire de Chirac en 2002, a compris ce que les Français attendaient.

dimanche 11 février 2007

confirmation !

Je l'écoute en direct.
Segolène Royal est en train de s'exprimer, devant les militants excités de son parti.
Enfin... de s'exprimer est un bien grand mot. Elle est en train de lire un texte qui a été écrit, selon le Canard enchaîné de cette semaine, par Eric Orsena.
Je me souviens de ce cours de diction et discours à Sciences Po... Et de cette étudiante qui avait décidé de lire un texte. Et des deux enseignantes qui lui ont expliqué comment on lisait un texte, qu'il existait des manières de lire un texte et...
Et je crois que Ségolène n'a pas suivi ce cours.
Car, elle est en train de lire un texte qu'on lui a écrit... On dirait qu'elle ne l'a même pas lu avant de nous l'exposer. On dirait qu'elle ne comprend rien à ce qu'elle dit. Elle n'arrive pas à lever ses yeux plus de trois secondes. Sa voix reste monocorde... et même pour remercier les gens d'être présents, elle est incapable se détacher de son texte.


CONFIRMATION : confirmation, oui, elle ne sait pas parler, elle ne sait même pas lire, elle donne l'impression qu'aucun de ses propos ne lui appartient.
Et confirmation d'un parti lobotomisé. Ils sont là, les jeunes socialistes qui cherchaient, il y a à peine quelques mois, à la descendre en flèche. ils sont là, à l'applaudir, à hurler, à brandir des panneaux "Segosphère" et autres "Ségolène présidente".

Mais à la différence de ce qu'on trouve à l'UMP, à l'UDF, ou même au FN... on le sent bien : il n'y a pas d'adhésion, pas de rencontre entre le peuple et cette femme qui n'est en rien un leader.
Il n'y a qu'un soutien par défaut, de militants et sympathisants traumatisés par le 21 avril 2002.

Je m'oppose à la victoire par défaut. On nous a fait le coup en 2002, et... c'est bon, ça suffit.
Le ventre mou des socialistes veut nous imposer une nouvelle victoire par défaut. Celle de Sarkozy, privé d'une réelle opposition, comme le gouvernement en est privé depuis 4 ou 5 ans (en dehors de l'UDF qui, avec ses 30 députés a rempli ce rôle). Ou celle de Royal, élue par des Français apeurés... par Le Pen ou par Sarkozy.
Mais élire le ventre mou n'est pas une solution pour l'avenir de la France. Cela ne mènera qu'au chaos dans les années qui viennent.
C'est pour ça que, pour moi, la seule solution pour la France, c'est cette union que propose Bayrou, autour de questions centrales, qui rassemblent les Français, et leurs élus, pour faire avancer notre pays. Bayrou finira par faire revenir des UDF félons. Et Bayrou fera venir à lui une bonne partie des socialistes, qui, sans renier leur origine - comme le font ceux qui le rejoignent aujoud'hui - ne peuvent pas voter Royal, car on ne peut pas voter pour le vide.

mercredi 7 février 2007

la rose et la gauche.

Hier soir, mardi 6 février, François Bayrou était l'invité de Canal +. Pour ceux qui ne l'ont pas vu, ou qui n'ont pas vu cette petite scène au zapping, un humoriste de l'émission lui a offert une fleur, une rose rouge. Jean-Michel Apathie lui a fait remarquer que la rose était rouge, la rose socialiste. Ce à quoi Bayrou a répondu : "je suis parfois plus à gauche que Ségolène Royal"

C'est un souvenir lointain, un souvenir de 20 ans. Nous étions en 1986. Les élections étaient législatives. Et à Paris, la liste socialiste était menée par Lionel Jospin.
Je me souviens de ces trois autocollants du PS "votez Jospin"... je m'en souviens parce que je les ai encore. C'était un copain de ma soeur qui me les avait donnés, en même temps que ce disque de la chanson de Theodorakis "Changeons la vie", cette chanson de la campagne mitterrandienne "France socialiste,
Puisque tu existes
tout devient possible
ici et maintenant"

Que sont ces moments devenus. Que vont donc voter ces quasi-quadras qui votaient pour la première fois en 1986 et qui étaient heureux de mettre un bulletin socialiste dans l'urne ?

C'était il y a quelques jours, comme en tout bon repas qui se respecte, en ces temps politisés, le sujet est arrivé.
- Je ne sais pas pour qui voter. J'ai toujours voté à gauche. j'ai toujours voté socialiste. Mais Ségolène, je ne peux pas... ce n'est pas possible. Je ne me reconnais pas en elle... et puis... Honnêtement, elle... elle n'a rien à dire. Et de l'autre côté... Sarkozy... c'est hors de question. je ne sais pas du tout pour qui je vais voter !
- Oui, je suis d'accord avec toi. Mais... explique-moi pourquoi tu réduis ton choix à ces deux-là ? Déjà, on ne connaît pas encore la liste de tous les candidats... et surtout, cette campagne va nous réserver quelques surprises...
- Oui, mais ça semble plutôt tracé...
- Je te coupe ! Tracé comment ? C'est parce que les media et autres instituts de sondages nous imposent ce choix depuis le départ... Sarkozy 52% - Royal 48% et la semaine prochaine l'inverse, que c'est comme ça que ça doit se passer ? Je ne suis pas d'accord !
- Mais ...?
- Bayrou... Moi, je parie sur Bayrou.
- Bayrou... Je ne sais pas...
- Bayrou, il est centriste, et appelle à lui ceux de droite et ceux de gauche...
- Mais, tu ne le trouves pas trop... calme ?
- Calme ? Peut-être... Enfin, surtout le calme d'un bon père de famille, capable de penser à ses enfants, de gérer dignement les finances de la famille, de regarder vers l'avenir, et de donner la juste claque.
- C'est finalement peut-être ce qu'il nous faut...


Dialogue bon enfant. Démagogique ? C'est à peu de choses près ce qui s'est vraiment dit.

Tout ça pour dire, qu'à mon avis, ce n'est pas un virement à droite de nombreuses personnes qui ont voté à gauche jusqu'à nos jours. Non ! Il s'agit d'un problème socialiste, incapable de choisir la voix moderne de la social-démocratie. D'un parti qui a choisi le "pire", jusqu'à dégoûter -non pas des sympathisant mais- ses propres militants. Ce n'est donc pas un virement à droite que certains autour de moi, se préparent à faire. C'est un suivi de leurs idées que leur parti préféré a été incapable de revendiquer.
Mais c'est aussi un raisonnement. Pas un ralliement par défaut, mais un simple raisonnement. Ils écoutent, ils l'écoutent, et finalement, ils se rendent compte que Bayrou, élabore un projet de société, avant de présenter, progressivement, un projet politique.
Un projet de société centriste, loin d'être mou. Centriste, en défendant l'entreprise tout en défendant le travailleur. Centriste, en défendant les finances publiques, tout en defendant notre système social. Centriste, en accedant aux demandes des homosexuels sans porter atteinte à ce qui compte pour les plus traditionnalistes d'entre nous.

Centriste, finalement, c'est trouver des solutions pour satisfaire tout le monde, sans monter les gens les uns contre les autres. C'est peut-être ça dont notre pays a besoin.

campagne et répétitions

en ces temps de campagne, avec des chaînes nationales, une chaîne parlementaire, des chaînes d'information, sans oublier les radios... il convient peut-être de rappeler la thèse de Lucien Sfez sur la répétition des messages. Le tautisme, néologisme fondé sur les termes tautologie et autisme, exprimant à la fois totalité et totalitarisme, vient nous expliquer qu'une personnalité politique, aussi intelligente soit-elle, ne peut pas inventer des exemples toutes les quatorze secondes, invitée sur Inter le matin, sur Canal + le soir, sur LCI trois jours plus tard, et enfin sur Europe 1 le weekend suivant.
Les répétitions vont donc bon train, parce que les media se sont multipliés, posent tous - légitimement les mêmes questions - et que les problèmes restent les mêmes, les gens rencontrés aussi.
C'est juste... dommage quant au message. Mais après tout, ça ne doit gêner que des passionnés qui suivent toutes ces émissions et qui doivent sursauter "tiens, madame duchemin qui tient son café à Ris-Orangis, j'en ai déjà entendu parler".

Ca n'est pas bien grave... mais si notre recherche produit de grandes théories, autant les utiliser pour expliquer.

Lucien Sfez, La Communication, Que sais-je, n° 2567

PS. Ne comptez pas trouver de quoi expliquer la communication dans ce livre... Lucien Sfez est un spécialiste de la critique de la communication. Quoique... c'est une autre manière de l'expliquer.

mais comment font-ils ?

J'ai écouté ce matin sur Inter quelques extraits du spectacle dans lequel se produisait notre Ségolène nationale. Selon Patrick Roger, le journaliste de 8 heures, sans lequel une journée ne peut être la même tant son "bonjour" est percutant, preque tous étaient présents : DSK, Delanoë, et même des fabiusiens...
Et puis, quelques extraits ont été passés, et on a entendu Ségolène Royal. Ahhhh madame Royal, quelle magnifique interrogation s'est-elle formulée dans mon esprit encore peu éveillé : mais comment font-ils ? Oui, les DSK, les "maire de Paris" et compagnie... Je ne parle même pas de ces militants constitués en foule que des chauffeurs de salles et des jeunes militants sont chargés de motiver... je parle des ténors, des élus, de DSK et Delanoë... comment font-ils pour tenir un discours de Ségolène ????????
30 secondes à la radio sont déjà un énorme effort. Aucune éloquence, incapacité à se détacher du joli texte qu'on lui a écrit, la dictée, les phrases saccadées... Une demie heure, quarante cinq minutes, une heure ? une heure de mot à mot... Comment font-ils ?
Et une réflexion me vient : tout ce parcours pour en arriver là.
Heureusement que je ne milite pas au parti socialiste. Je ne pourrais vraiment pas me réjouir de la situation, et en cette matinée neigeuse (très légèrement neigeuse) j'ai une pensée de compassion pour ceux que je connais au PS, qui ont soutenu qui DSK, qui Fabius... Eh oui, c'était autre chose... Mais que voulez-vous, la peur a parfois des conséquences dramatiques sur les foules, même quand elles ont le droit à l'individualité de l'isoloir.

lundi 5 février 2007

le parti le plus bête, c'est lequel ?

J'avais regardé attentivement la campagne interne du PS. J'avais suivi les débats, et... je dois l'avouer, je n'ai pas cru à Ségolène Royal. Je la regardais monter, et je me demandais quand viendrait la chute. Je me disais : le parti socialiste présente deux personnalités brillantes, opposées, mais brillantes. Ca ne pouvait pas être possible qu'il choisisse celle qui n'a pas d'idée.

"mes idées sont celles des Français", "exprimez-vous sur mon blog pour me donner mon programme"...
Je crois qu'il y en a une qui n'a pas bien compris qu'on espérait dépasser les emplois fictifs du RPR... Président, ce n'est pas un emploi fictif !!!! On attend qu'il (le président) étale ses convictions, présente un programme, plus qu'un programme un projet politique. Et ce n'est pas aux Français de le donner. C'est au candidat de proposer et susciter l'adhésion populaire.

Elle ne s'est pas encore effondrée dans les sondages, mais elle s'est déjà effondrée dans les déclarations. Passons sur le gag téléphonique du Premier ministre canadien (le PS pourrait avoir une autre réponse que "Gérald Dahan travaille pour l'UMP"... c'est un peu simpliste, là... mauvaise foi, même. PS = MF ???), le sous-marin nucléaire français, le seul et l'unique, censé assurer notre force de dissuasion doit se trouver bien solitaire entouré de ses fantômes SNLE et SNA... Fille de militaire, pas obligée de connaître ces données. mais candidate à la présidentielle, c'est un peu plus grave. Et ridicule. Elle a aussi fait quelques bourdes sur l'Iran... et finalement, elle réussit à transformer, comme l'a dit Bayrou à propos de la faute de Français en Chine : "elle a réussi à transformer une faute de Français en théorème politique".
C'est très fort. Mais a-t-on besoin d'un George Bush (je parle de celui des gaffes, je ne polémique pas ici sur la guerre en Irak) à la tête de notre pays ?
Je ne le crois pas.

et passons au parti. Ayant rencontré un socialiste ayant participé à la campagne de Fabius, j'ai eu confirmation de ce que je pensais, d'une chose qu'on entend finalement peu, question sans doute de politiquement correct pour les journalistes : les électeurs socialistes ont choisi celle qui était en tête des sondages par peur de ne pas être au second tour. autrement dit, c'est un choix par défaut, sous la pression des sondages, d'organismes eux-mêmes financés par les partis les plus importants et par les organes de presse dont aucun, ou presque, n'est indépendant.
(on parle aussi d'un verrouillage du parti... bien sûr... comment imaginer les choses autrement ?)


Bref... Voilà comment nous en sommes arrivés là.
et c'est pour ça que je pense que ce parti est stupide. Et qu'il a la candidate qu'il mérite
il avait le choix entre l'économiste social démocrate et le capitaliste qui a retourné sa veste (grand bien lui fasse, je suis assez d'accord avec ce qu'il souligne, même si j'ai des doutes quant à sa bonne foi) . Et ce parti a choisi le vide. Vide politique, vide sidéral. Vide pour la France, mince !

Que nous offre-t-on ? le choix devient horrible.
Quand elle a été choisie, je pensais qu'elle ne tiendrait pas le coup, et que le PS serait obligé de la remplacer, à l'image des Verts en 2002. Mais, c'est peut-être sans compter que c'est son conjoint qui est le patron... Et puis, là, le scrutin se rapproche.
Elle descend, elle descend, encore un peu. Et que va-t-il se passer si elle passe en dessous de 20 ? Cadeau inespéré de cette campagne : que Bayrou passe devant Royal. On aura au moins ne campagne intéressante. Enfin, je ne pense pas que les jeux soient complètement joués au PS. Il va se passer quelque chose. Je le sens... un Jospin qui va ressortir du bois, un Hollande qui va finir par se dire "ah mais oui, c'est vrai qu'il y a une élection sérieuse dans quelques semaines, il faut faire quelque chose : j'y vais !", un quelque chose comme ça... On ne connaît pas encore tous les candidats.