jeudi 20 septembre 2007
samedi 8 septembre 2007
coupe du monde de Rugby
Moi, j'y étais, ainsi que les jours suivants. Les souvenirs de cette ville meurtrie, du deuil, de l'odeur de brûlé, des chasseurs dans le ciel laissent une marque qu'il est difficile d'enfouir au fond de soi.
en écoutant normalement les informations, hier, vendredi, sur Inter, j'ai entendu ce "papier" sur la sécurité de la cérémonie au Stade de France qui devait se tenir dans la soirée. Ils disaient, notamment, que tout était prévu, même un avion qui se crasherait sur le stade, l'alerte aérienne, la base aérienne de Creil en alerte, et l'ordre final du Premier ministre, s'il devait abattre l'avion.
Je suis, par hasard, passé à proximité du stade, vers 18 heures. Les embouteillages (qui avaient d'ailleurs été prévus, mais on ne fait jamais assez confiance aux panneaux électroniques !) m'ont permis de constater qu'il y avait là autant de policiers que pour un sarkozy allant au resto : au moins 3000. Mais tant mieux !, il aurait été regrettable que tout ne soit pas mis en oeuvre, et que la fête fut gâchée (c'était juste un moyen de rappeler que, "folie des grandeurs" aidant, certain déplace toujours des cohortes de policiers quand il bouge).
Vers 19h30 ou 20h, dans mon domicile parisien, je sens les vitres trembler, un bruit énorme, celui d'un avion. Panique. Non, sans mentir, panique ! Mon inconscient fait le rapprochement entre les infos du matin, le 11-Septembre, la cérémonie. Réflexe stupide, comme beaucoup de réflexes stupides que nous pouvons avoir... (eh oui, quand j'ai découvert ma porte fracturée, je me suis bêtement dit : "mais, comment est-ce possible ? j'ai oublié de fermer ma porte, ce matin ?")

Je cours à la fenêtre pour voir l'avion qui, vu (sic) le bruit, était très bas. Ils étaients huit, ces avions. Suivis de leurs fumée bleu-blanc-rouge. C'était la Patrouille de France qui volait bas, pour la cérémonie. Rassuré, mais encore tremblant, tout était normal.
Mais, comme il faut bien politiser tout ça (j'imagine que mes angoisses n'intéressent personne !), je me demande, très sérieusement, une chose.
La journalisté d'Inter a dit que c'était le Premier ministre qui décidait, en dernier ressort, s'il fallait abattre l'avion.
Et je me demande si leur processus est bien construit. Il y a trois mois, j'aurais compris, mais aujourd'hui, vu que le Premier ministre est porté disparu, n'y a-t-il pas un trou dans la chaîne de commandement ?
L'avion n'aurait-il pas réussi à passer entre les mailles du filet et commettre son crime ?
Un Premier ministre, vite !, pour que la chaine de commandement de la Défense soit assurée. A l'heure où un Ben Laden teint (oui, il s'est apparemment teint la barbe !) sort sa nouvelle cassette, et où nos voisins allemands démentèlent un attentat, il faut être prêt à toute éventualité.
Et la sécurité de nos concitoyens ne saurait souffrir d'un ego démesuré et d'un coup d'Etat "légal", c'est à dire auquel les gardiens du Livre n'ont rien trouvé à redire !
(au passage, j'ai été quelque peu choqué d'entendre l'occupant des appartements de l'hôtel de Matignon, lundi matin, sur INter, imaginer que pour faire passer la loi sur les allègements fiscaux relatifs à l'investissement immobilier, la seule chose éventuelle à faire serait de réformer le Conseil constitutionnel, mais que ce n'était pas à l'ordre du jour.
Evidemment, si tout le monde prend la rue interdite en contre-sens, autant changer le sens, bravo, monsieur le Premier ministre !!!!)
mardi 4 septembre 2007
"trop seul"


, éditorial du 5 sept. 2007 |
Trop seul
| | Nicolas Sarkozy est convaincu qu'il ne doit qu'à lui-même sa victoire électorale du mois de mai. Et il ne s'en cache pas. Depuis qu'il est installé à l'Elysée, le chef de l'Etat s'est persuadé, de la même façon, qu'il ne peut compter que sur lui-même pour diriger l'entreprise France, dont il se veut le patron. Au point d'y exercer toutes les fonctions : président, directeur général, directeur industriel et financier, directeur des ressources humaines, responsable de la communication, porte-parole, voire contremaître si nécessaire. (...)Comme grisé par la vitesse qu'il a imprimée à sa propre action - et par les sondages qui témoignent que les Français n'y sont pas insensibles -, le président de la République a-t-il pris la mesure du risque qu'il prend à s'exposer ainsi ? Il a été élu pour " faire le job " et pour " gouverner ", ne cesse-t-il d'objecter. Très bien. Pour autant, cela peut-il se faire sans équipe et sans confiance dans les hommes et les femmes qu'il a nommés pour l'épauler ? Or c'est là que le bât finira, tôt ou tard, par blesser. Peu importe, à la limite, que l'article 20 de la Constitution (" Le gouvernement détermine et conduit la politique de la Nation ") soit réduit à rien. Mais il est périlleux, pour le président de la République, de n'être plus entouré que de ministres tétanisés, le petit doigt sur la couture du pantalon. De même, il est humiliant de qualifier le premier ministre de simple " collaborateur ", comme François Fillon n'a pas manqué de le faire respectueusement remarquer. Il n'est pas ici question de sollicitude à l'égard des intéressés. Mais de démocratie. Aucun homme, aussi talentueux soit-il, ne peut suffire à tout. Sauf à verser dans un exercice dangereusement solitaire du pouvoir. © Le Monde ____________________________________________________ une blague circulait du temps de tous les présidents : le président de la République : quelle heure est-il, monsieur le ministre ? le ministre : l'heure que vous voulez, monsieur le président. Sans opposition, nous filons droit dans le mur. Je ne parle même pas de la gauche ou du centre. Non, je parle d'une opposition interne, d'un ministre qui oserait faire une gaffe, donner un avis contraire, divergent. Il est temps de mettre fin à cette monarchie française. Le président qui décide de tout. Voilà maintenant que les ministres ont peur de s'exprimer. Qu'ils ne servent plus à rien. Qu'un tandem Sarkozy-Guéhan décide de tout. Mais à quelle époque sommes-nous revenus ? |
vendredi 31 août 2007
La chevalière du ciel s'est envolée...

c'est un petit choc qui m'amène à reprendre mes écritures.
J'ai lu, par le plus grand des hasards, dans le Figaro d'hier (oui, je lis le Figaro... Mais je lis aussi Le Monde et Libé, alors ça va, j'ai l'esprit ouvert dans toutes les directions !), que Caroline
Aigle, une "petite" blonde aux cheveux courts, était décédée brutalement la semaine dernière. Le 21 août 2007.
Caroline Aigle avait un nom prémonitoire... Ce n'est pas son passage à Polytechnique, ni ses médailles de triathlon militaire... C'est qu'elle était pilote de chasse. La première en France a avoir réussi les qualifications sur Mirage.
Son nom ne dit sûrement pas grand chose à la plupart des lecteurs. Quoique, toi qui aimes le JT de TF1, tu as sûrement vu des reportages sur elle quand, en 1999, elle a reçu sa première affectation. Je ne la connaissais pas personnellement, mais j'avais vu des reportages sur elle, j'avais étudié sa biographie (oui, parce que la féminisation, c'est mon boulot) et voilà... c'est étrange. 32 ans, mère de deux enfants, dont apparemment, un né récemment.
Défricheuse, pionnière... Une dizaine de femmes pilotes de combat en France, et elle a été la première à ouvrir la voie...
Que dire ?
c'est triste. Ca fait bizarre...
Voilà, c'était juste un petit passage sur cette jeune femme que je connaissais un petit peu, finalement, à force de l'avoir étudiée, et qui est partie bien tôt, pour son dernier vol...
site créé par le SIRPA Air
http://armee-de-lair.over-blog.fr/
mardi 29 mai 2007
Demain, on rase gratis...
Je feuilletais une bande dessinée, l'autre jour, sur Nicolas Ier...
(le nôtre de Nicolas, pas le russe !)
on était le soir du premier tour, salle gaveau, le public umpiste attendait les résultats... et commentait :
- il va gagner, il va remettre la France au travail
- il va abolir le chômage !
- il va rembourser la chirurgie esthétique.
A ce moment-là, j'ai beaucoup ri.
Et puis, depuis, je lis le journal, j'écoute les infos, et je vois que Mirabeau avait déjà raison !
"Un jacobin ministre ne sera pas un ministre jacobin".
On annonçait tant de promesses, et Jacques Chirac énonçait lui-même la phrase du siècle, "les promesses n'engagent que ceux qui y croient"
j'écoutais à l'instant Christine Albanès, la nouvelle ministre de la Culture, en train de dire qu'il ne fallait pas de gratuité totale dans les musées nationaux...
J'ai dû rêver, alors, pendant la campagne.
Et puis, hier, j'entendais un économiste sur Europe... Il parlait de citoyens (enfin, moi, je les appelle des clients) qui avaient voté Sarkozy pour l'abattement fiscal sur les remboursements d'acquisition immobilière... et qui voient qu'il n'y auront pas droit car ils ont acheté leur bien avant le 6 mai... belle désillusion.
Demain, on rase gratis...
Les jours se suivent et se ressemblent... les politiques aussi ?
j'espère juste que son seul changement ne consistera pas à faire du jogging et appliquer des mesures néo-fascistes...
vendredi 4 mai 2007
mes amis, que vous est-il arrivé ?
Le Pen n'est pas arrivé. Et il en était loin...
Immédiatement, un Jacques Chirac qui valait 12% du corps électoral (18% des votants) s'est arrogé le droit de tromper les électeurs de gauche qui avaient voté pour lui... Elu comme Fidel Castro, il s'est senti le droit de faire ce qu'il voulait, et de ne rien faire non plus, lui, et son gouvernement qui trafiquent les chiffres du chômage (ce n'est pas moi qui le dis, ce sont les employés de l'INSEE), qui règlent les problèmes de sécurité à coup de caméras, au point qu'on a eu droit à des émeutes...
mais qu'êtes-vous devenus, mes amis, vous qui, de cette angoisse, êtes passés au vote Sarkozy, lui qui a repris les thèmes de Le Pen, lui même, lui qui reprends des thèses douteuses sur la pédophilie, l'homosexualité... Qu'êtes-vous devenus, vous qui votez en même temps que les déserteurs lepénistes, vous qui comparez Besancenot et Le Pen en disant "c'est la même chose" comme si vous aviez imaginé des morts autour des meetings de la LCR, alors qu'ils sont bel et bien autour de la parade pour Jeanne d'Arc...
Qu'êtes-vous devenus pour être passés à droite ?
Est-ce un embourgeoisement ? ce mois de salaire qu'on vous prélève chaque année vous fait-il si mal au porte-monnaie, comme si ce qui était versé au titre de la solidarité devait revenir immédiatement ?
Etes-vous si aveuglés par les discours populistes que vous ressentez au fond de vous même ce besoin de sacrifier vos libertés au prix d'un ordre nouveau, d'une police débridée, d'une restrictions des droits, dont vous souffrirez, vous-mêmes, tôt ou tard ?
Qu'êtes-vous devenus, mes amis, pour oublier qui vous étiez, vous mêmes, votre identité, la souffrance de vos familles, pour choisir cet homme, ce camp, qui avance à pas d'éléphants, avec des thèses qui ont causé tant de tort à la France, à l'Europe...
Vous allez vous tromper, dimanche. Je le sais, vous me le confiez les uns après les autres, avec fierté pour certains, avec arrogance, pour d'autres, avec insulte pour un énergumène.
Serons-nous encore amis ? je ne le sais, car... la distance joue parfois un rôle destructeur.
A la différence de nombreux sarkozystes qui m'entourent et qui rêvent d'aller s'additionner aux électeurs du petit chef à l'ambassade de France à Tel Aviv, j'aime mon pays. Et je ne le veux pas néo-fasciste, quel que soit le sionisme affiché par ceux qui n'ont pas honte d'annoncer la violence avec laquelle ils veulent gérer les affaires.
Si la France doit être incarnée par un anti-démocrate, je m'exilerai, tôt ou tard...
Car, je ne veux pas voir mon pays réduit à la division, à la violence sociale, urbaine... et je ne veux pas voir le système économique et social américain - et je le connais bien - s'installer en France.
vendredi 27 avril 2007
sur les abus...
Un ami me disait, il y a quelques jours : je vais voter Sarkozy, car il y a trop d'abus... Comme la carte orange pour les RMistes...
je ne vais pas débattre sur cette question-là, mais je me suis juste dit :
Il vient de m'expliquer que 75% des 350 000 euros de travaux de son immeuble avaient été payés par l'Etat...
C'est à dire par nous !!!!!! par moi !!!!!
mais les RMistes sont des profiteurs ? et les chômeurs restent chômeurs car ils aiment la grasse matinée ?
Ce serait donc le "faites ce que je dis, mais pas moi"
il y aurait certaines solidarités pures - celles qui nous concernent - , et certaines solidarités impures ?
L'honnêteté intellectuelle conduirait à rembourser la somme à l'Etat,
ou à voter Ségolène...
Sans rancune :)
Non à la Réaction !!!!!!! : Entre le rhume et le choléra, je prends le rhume !!!!
L'un de vous m'écrivait :
"vous savez tous pertinemment que le seul à pouvoir sortir la France de l'état dans lequel elle se trouve se nomme Sarko !!!!"
J'ai réfléchi à cette phrase, et je me suis demandé sur quoi elle se basait...
Je ne crois déjà pas que la situation de la France soit celle présentée au journal télévisé. La France va-t-elle si mal ? Je ne suis pas un déclinologue, comme on dit. La France possède une force, est en tête de nombreux domaines... Il faudrait peut-être se pencher sur la réalité.
mais surtout, Sarkozy est-il le seul à pouvoir sortir la France de son état ?
Non, je ne le crois pas pas.
Et je m'amuse de ce que me disait ce correspondant... on n'était pas obligé d'être d'accord avec lui, il avait le mérite d'avoir ouvert certains débats...
Sauf que, il faut le faire comprendre, Sarkozy n'est pas un homme avec lequel on n'a pas le droit d'être d'accord. Sarkozy n'ouvre pas des débats, il prend des décisions, sans se référer aux opinions des autres. Sarkozy n'est pas, pour moi, un démocrate. Il ne l'est pas, il est un danger. Et pour ne pas être accusé de diffamation, je donnerai quelques preuves qui structurent mon opinion.
- il n'a aucun respect du peuple français. Le peuple s'est exprimé il y a un an par voie de référendum, contre le traité constitutionnel européen. Cela s'appelle la souveraineté nationale. En droit constitutionnel, on explique qu'il n'y a rien de plus fort que la souveraineté nationale. elle ne donne pas toujours de bonnes solutions, cette souveraineté nationale, mais c'est elle qui est le fondement de notre Etat, de notre République. la bafouer, c'est bafouer l'expression du peuple. Et Nicolas Sarkozy veut relancer l'Europe. Soit ! mais son projet de mini-traité ne passera pas devant le peuple... il lui prévoit un passage devant le parlement, c'est-à-dire devant la représentation nationale.
Par ce projet, Sarkozy bafoue le peuple, et nous ne pouvons pas le laisser faire. Nicolas, nous sommes la volonté du peuple !!!!!! Viens nous chercher à la force des baïonnettes...
non non non, du calme, je n'ai aucun doute que, contrairement à Louis XVI et ses Suisses, toi, tu nous enverras les baïonnettes... ou leur version plus moderne, les Kärscher !
- il a pris des mesures liberticides, et en prépare d'autres, très certainement.
qui peut dire qu'un jeune de 16 ans est en pleine possession de ses moyens ? Même à 20 ans, on ne l'est pas... on est encore jeune et immature. Sarkozy ne veut-il pas abaisser la majorité pénale ?
Mais c'est surtout cette histoire d'empreintes génétiques qui est un cas flagrant de politique sécuritaire anti-démocratique. J'en ai parlé dans l'un de mes premiers posts : Il se vante d'avoir augmenté le nombre de fiches génétiques, de 3000 à 300 000, quelque chose comme ça, en faisant croire au peuple que ces 300 000 sont des violeurs en puissance.
mais dans quel pays vivons nous ? Si c'est le cas, rouvrez les maisons closes, c'est une urgence, une question de bien être national... 300 000 délinquants sexuels dans la nature ?
Mais non, bien sûr que non... Quand il se vante d'un tel fichier, le petit Nicolas ne nous dit pas que ces fichés sont des faucheurs d'OGM, des auteurs de petits délits, comme... le vol de la mobylette du fiston Sarko...
Cette mesure est une atteinte à nos libertés publiques. Tout le monde peut se trouver fiché, pour un tout petit délit, voire, parfois, un délit d'opinion...
Non, monsieur Sarkozy, il y a d'autres moyens d'assurer la sécurité de nos concitoyens, autres que la restriction des libertés publiques et de l'atteinte à l'intégrité physique...
- il fait pression sur la presse et veut concentrer tous les pouvoirs.
Je m'étonne : comment un journaliste peut-il voter Sarkozy ?
la semaine dernière, je voyais au zapping, Pierre-Luc Séguillon, un vieux de la vieille, s'il en est... il a même connu la télé d'avant 1981, celle pour laquelle le rédacteur en chef du journal de 20h était le ministre de l'Information (ce n'est pas moi qui le dit, c'est un documentaire de l'INA, l'administration de l'audiovisuel). Séguillon a dit que Sarkozy était anxiongène pour beaucoup de Français... à commencer par les journalistes... On se demande pourquoi !
Avec Sarkozy, c'est comme sous Pompidou, comme sour Giscard, sauf que ces media sont privés. la couv' de Paris Match ne lui plaît pas ? Hop, à la porte... C'est que, parfois, la vie est simple comme un coup de fil...
un débat ne lui plaît pas ? hop ? un appel au patron de Canal ?????
Bonne question, mais on le saura très vite...
VOulons-nous que notre liberté d'expression soit à ce point atteinte ? Voulons-nous ce que cela n'a jamais cessé d'être avec ces gens-là, un Etat-RPR ?
ou plutôt, RPR-B... Rassemblement pour la République bananière...
ils n'ont changé que le nom... le parti unique, celui qui place ses gens, son procureur ici, son juge là, le ministre de l'Intérieur qui donne ses ordres au Garde des Sceaux, la juge qui soutient Ségolène qui risque de se faire virer, alors que le juge qui est candidat UMP aux législatives est adoubé...
Non, mais !!!!! où on vit !!!!
comme le disait un chauffeur de bus quand un ami de Nicolas voulait lui faire porter le chapeau d'un pêt sur son pare-chocs :
"ON N'EST PAS AU CHILI !!!!!!!!!!!"
Mais peut-être, ce correspondant aurait-il aimé vivre au Chili, sous Pinochet.
Il y a deux types de réactionnaires... les plus populaires, la base, le type qui dit : "tous des voleurs", qui n'aime pas l'autre, l'étranger, l'autre religion, qui est faible, sensible, qui croit vraiment qu'un chômeur aime être au chômage, que le chômeur est un profiteur du système... Le type qui aime l'info de TF1, qui pense que Papy Voise est une victime de l'immigration qui vient détruire le pays, taper sur tout le monde, et qu'il faut voter Le Pen, parce que, c'est bien connu, c'est les étrangers qui font ce genre de choses... Il croit que les délinquants, il faut les mettre en prison, que les violeurs, il faut leur couper les couilles...
Et l'autre réactionnaire, celui qui compte en tirer partie, ce sent fier de voir des valeurs viriles et réactionnaires triompher, joue sur les notions pour préparer les bénéfices...
Ce correspondant terminait son message par quelque chose qui m'a étonné :
bien que tu aies toujours été de gauche, tu ne vas pas voter Ségolène, quand même ?
Etre de gauche, c'est avoir des valeurs humanistes, c'est aimer la démocratie, c'est accepter une histoire dans laquelle le peuple a acquis des droits, à commencer par la démocratie... Etre de gauche, c'est être héritier de la Révolution française, vouloir le partage, vouloir tendre la main à l'autre pour autre chose que le sortir du lit de force...
Comment penser que je pourrais voter Sarkozy ? Il est à l'opposé de toutes mes valeurs. Il veut appliquer un programme néo-fasciste ! il a dragué Le Pen, pour récupérer son électorat, et prépare l'entrée de Marine Le Pen en 2012 !
comment m'abstenir et laisser le fleuve couler ?
Je voterai, bien sûr, Ségolène.
Je ne voulais pas le faire... Je me disais :
ce n'est pas possible, elle est nulle.
Et puis, les choses ont changé. Les choses, c'est un ambitieux, populiste, qui joue sur la réaction du peuple, qui ne cesse de mettre les gens les uns contre les autres, de jouer sur la fibre la plus basse que nous ayons en nous.
Pour moi, il n'y a pas de choix : il faut voter Ségolène Royal, parce que la démocratie est en danger, elle l'a toujours été sous l'Etat-RPR devenu Etat-UMP... des UMP à tous les postes, des Magistrats choisis pour leur opinion politique et pour ce qu'ils ne gêneront pas le pouvoir...
Non, il faut sauver la France.
J'ai hésité, mais je l'affirme aujourd'hui.
J'aime la France, je voterai Ségolène Royal.
Non à la Réaction !!!!!!!
je ne vais pas la commenter, car vous avez sûrement eu l'occasion de lire des dizaines de journaux, d'écouter la radio, de regarder la télé... oups, pardon, c'est vrai, ce n'est pas à la télé que nous allons trouver des commentaires.
Ce que je dirai aujourd'hui, c'est que je suis épaté. Non pas de ce score. Personnellement, je pensais qu'il passerait le premier tour. Oh, il lui manquait quelques millions de voix, c'est vrai. Mais... il a fait une belle campagne, il avait, à mon sens, un beau projet.
Enfin, aujourd'hui, je suis épaté par la semaine que nous venons de passer. Une semaine incroyable, insolite dans toute l'histoire de la Ve République. Le Centre existe. Et la gauche lui fait du pied. Ca ne s'était jamais vu à un tel niveau. Les socialistes les plus gauchistes ne savent que faire, Ségolène s'émancipe et prend une stature présidentielle. Et je suis étonné, car je n'y croyais pas.
J'ai dit tout le bien que je pensais d'elle, pendant trois ou quatre mois, ici. Mais je suis bluffé... bluffé par sa technique politique, par le sens qu'elle a trouvé au vote, à l'avenir. EN appelant Bayrou, en lui laissant un message sur sa petite messagerie Orange (pourquoi Orange ? par élimination... Nicolas Sarkozy a dû demander à Bouygues et SFR de ne pas lui ouvrir de ligne ha ha ha... non, Nicolas, ne me fais pas de procès, je plaisantais !), en lui faisant des appels, et surtout...
surtout, cette histoire de débat qui rend fou le petit Nicolas, qui le conduit à toutes sortes de manoeuvres ce matin dénoncées par quelques acteurs politiques, dont Bayrou lui-même...
Ce débat doit-il avoir lieu ? Si Sarkozy n'en veut pas, qu'il n'en prive pas les autres !
En fait, nous le savons tous, Royal a marqué un point, deux point, et bientôt, pêut-être, le match... En disant "chiche" au débat avec Bayrou, en lui fixant rendez-vous, elle a réussi ce que tous n'avaient pas réussi pendant 5 ans : obliger les media à sortir Sarkozy de la Une du journal. On ne parle presque pas de lui, il faut dire, on ne parle que de cette alliance... Et ce ne sont pas les quelques pressions sur les députés UDF qui arrivent à changer la donne de l'information.
Si ce débat a lieu, quelle en sera la conclusion ?
Bayrou sera contraint de dire ce qu'il pense tout bas, ce qu'il disait l'autre jour à John Paul Lepers sur le vote qu'il fera, lui, à titre personnel : Sarkozy est un danger pour la démocratie, et il votera Royal.
Voilà pourquoi Sarkozy se cache derrière des formules sportives pour dire : monsieur bayrou a perdu, c'est triste, maintenant, qu'il s'en aille...
Il n'en dirait pas autant, si bayrou avec dit qu'il fallait voter pour lui.
Mauvais joueur, le Sarko ?
jeudi 19 avril 2007
Une réaction, c'est déjà bien :) Sarkozy et l'eugénisme
Sans être spécialiste de la question, je comprends et d'adhère à ce que Testart écrit.
Et en réponse à brune, je dirais :
Sarkozy est-il dangereux parce qu'il a fait une déclaration ? non !
Sarkozy est dangereux parce qu'il pense ce qu'il dit, et ne cesse de le répéter "je le dis comme je le pense" (avec son style et son tic :))
il parle de libéralisme depuis le départ. Il veut démolir notre système de santé, nous importer l'Amérique en France, lui qui n'a jamais travaillé en Amérique (son niveau d'Anglais amène en tout cas à le penser).
Mais il ne parle pas de libéralisme de pensée, lui qui a verrouillé son parti et qui n'a même pas d'opposition (sauf le brave Dupont-Aignant, qui, je dois le dire, me manque dans cette campagne). Il parle de libéralisme économique et de ce qui va avec. lisez :
L'eugénisme au service du libéralisme, par Jacques Testart
LE MONDE | 18.04.07 |
Avant de s'illustrer récemment dans la rubrique "eugénisme" en affirmant le caractère inné de certains troubles de conduite, Nicolas Sarkozy affichait son ostracisme à l'égard des immigrés. Pourtant, ce serait une erreur de croire que Sarkozy est d'abord raciste, il est viscéralement ultra-libéral. Là où les attardés de la France profonde s'entêtent à séparer le bon sang du sang étranger, Sarkozy, porte-parole de la /"droite décomplexée"/, ne juge les hommes que par leur utilité. Sa loi relative à l'immigration et à l'intégration promulgue l'étiquetage de produits humains venus d'ailleurs, parce qu'il est de bonne pratique économique de qualifier les ingrédients de la machine à produire, afin de valider la planification pour obtenir la compétitivité.
De même, l'égalité des chances et la discrimination positive induiront davantage de concurrence entre de nombreux postulants à l'exploitation, et la carte de séjour temporaire indiquant la raison retenue pour importer chaque étranger est une façon enfin sérieuse de gérer le capital humain : les scientifiques ou footballeurs acceptés à l'import dans la case /"compétences et talents"/ mériteront bien une carte de trois ans renouvelable /"pour le développement et le rayonnement de la France"/.
Bien sûr, la stratégie de prise du pouvoir peut aussi amener à faire plaisir aux électeurs sensibles à la démagogie anti-immigrés. Mais ces concessions tactiques cachent la philosophie de libre concurrence qui fonde le projet de société de Sarkozy. Car, au-delà des niaiseries racistes, les carences innées ou acquises sont à risque économique si elles créent des handicaps ou des dysfonctionnements qui entravent la compétitivité.
Finies les sottises criminelles en vogue au siècle dernier sous le nom d'eugénisme. Les tolérances de Sarkozy pour les communautarismes religieux montrent qu'il ne hiérarchise pas les héritages culturels. Et si les femmes sont encore moins bien rétribuées que les hommes, c'est la rançon de pesanteurs historiques aujourd'hui indéfendables.
Ainsi, l'ultralibéral accepte l'égalité biologique entre catégories humaines parce qu'elle multiplie les occasions compétitives en jetant dans le même sac (le même marché) tous les sexes, races, origines. En revanche, la proclamation d'inégalités innées entre individus d'une même catégorie permet de justifier les échecs, malgré tous les efforts d'un pouvoir bienveillant et démocratique...
C'est une des pesanteurs de la social-démocratie que de fonctionner avec le même moteur libéral et le même carburant scientiste que le capitalisme, mais sans avoir ni le goût ni l'audace d'assumer les exclusions...
Par là s'explique peut-être la relative passivité qui a accueilli les propos récents de Nicolas Sarkozy sur le caractère inné de certains comportements. Des responsables politiques de gauche se sont débarrassés du vilain bébé eugénique en le remettant aux scientifiques. Comme si l'enjeu était de démontrer une vérité définitive plutôt qu'affirmer des convictions pour une société capable de gérer humainement les différences.
Grâce à la science on pourra faire mieux dans l'identification et la sélection. Selon le souhait du gouvernement où siégeait Sarkozy on pourrait connecter ensemble tous les fichiers informatisés pour accéder à des éléments de la vie privée que le travailleur ou le chômeur auraient préféré dissimuler. Mais voilà que l'informatique se marie avec la génétique : Google veut créer une base de données qui mettrait en ligne toute l'information disponible sur les génomes pour l'avènement de /"la médecine personnalisée"/, laquelle permettrait à chacun de gérer son existence en fonction de son capital génétique... et aussi à chaque employeur d'évaluer /"scientifiquement"/ son personnel.
Nous n'en sommes qu'à l'"immigration choisie" mais, comme prévu il y a un demi-siècle par le généticien progressiste Hermann Muller (Prix Nobel en 1946), /"l'eugénisme de la société future, libéré des traditions de caste, d'esclavage, de colonisation, pourra être une eugénique véritable et radicale"/. Comme à Singapour où on récompense le mariage entre diplômés aussi bien que la stérilité des couples sans diplômes. Comme en Europe où, encore récemment, la stérilisation forcée ne visait pas tant la dissémination d'une /"tare génétique"/ que l'incapacité du porteur à /"assurer la subsistance de ceux qu'il pourrait engendrer"/.
Le philosophe américain Peter Singer a tiré profit des récentes connaissances génétiques : puisqu'il y aurait davantage de différences entre le génome d'un trisomique et celui d'un homme /"normal"/ qu'entre le génome du même homme et celui d'un chimpanzé, il faudrait utiliser des "mongoliens" plutôt que des singes dans l'expérimentation... Le futur des hommes sans qualités s'illumine avec les propositions des /"transhumanistes"/ pour enrichir le corps humain en nanoprocesseurs afin d'/"optimiser"/ les performances du muscle ou du cerveau.
Le message d'Hermann Muller est en bonne voie pourvu qu'on ne perçoive pas l'eugénisme par la lunette étroite du racisme ou de l'antisémitisme : dès qu'on saura produire les oeufs humains en abondance et sans instrumentaliser les femmes, le tri des pontes au laboratoire sera intensifié pour la sélection du meilleur bébé possible. Cette mise en compétition de leurs embryons permettra à chaque couple, et hors de toute suspicion de racisme, de remplir efficacement la case sarkozienne /"compétences et talents"/... avec confirmation grâce à des tests pratiqués dès l'âge de 3 ans.
La /"cérémonie d'accueil dans la citoyenneté"/, baptême tardif aujourd'hui exigé pour les immigrés élus, fera alors place au combien plus précoce et scientifique Diagnostic génétique préimplantatoire (DPI), concours médical d'entrée dans la jungle compétitive. Et ce tri biologique promettra encore l'égalité des chances pour tous les géniteurs, quelle que soit leur origine.
Décidément, le libéralisme économique est bien l'ennemi de l'humanisme, et le scientisme est toujours son allié.
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*Jacques Testart* est directeur de recherches à l'Inserm.
Voilà... C'est un danger qui nous guette.
Gila Lustiger, écrivain allemande, a dit l'autre soir sur France Europe Express (France 3) :
en tant que juive et allemande, je sais que le peuple peut être réactionnaire.
Il faut se méfier du peuple ?
En tout cas, certains candidats savent jouer sur ce qu'il y a de pire en nous, la haine, la jalousie, la frustration, pour nous monter les uns contre les autres.
Sarkozy est de ceux-là... et il saura trouver un appui populaire pour appliquer ses thèses les plus droitières.
VGE soutient Sarkozy... Tant mieux !
c'est tout benef pour bayrou... Pierre Taribo a écrit dans L'Est Républicain : "Il ne faut pas surestimer l'importance de la réapparition sur la scène électorale de ce Phénix toujours prêt à renaître de ses cendres... Les indécis attendent autre chose pour se décider qu'un nouvel épisode de "SOS Fantômes"..." c'est un bon résumé. le Canard l'appelle "l'Ex". mais lui, veut revenir, tout le temps, et pense avoir du poids... Souvenons-nous de sa Constitution illisible... Ses dernières élections, il les a toutes perdues... Q
u'il soutienne Sarkozy, monsieur rassembleur du partage de maroquins. Bravo !
En tout cas, c'est un poids que Bayrou aura en moins. Car... qui écoute VGE aujourd'hui ? Merci à Clotilde Dumetz de France Inter pour la citation de Taribo dans sa revue de presse. J'ai bien rigolé en l'entendant. Ca met de bonne humeur le matin. Le Phénix et SOS fantômes... c'est bien l'Ex
mercredi 11 avril 2007
nous l'avons appelé Violento... mais c'est peut-être Dictato... ou Eu(pas-un)génie
partout dans les rues de France, nous voyons apparaître ces inscriptions assez classiques en période électorale : "Sarko = facho"
loin de moi l'idée de réduire ce personnage à un fasciste... Je serai comme monseigneur Lustiger, qui déclarait à propos de mai 1968 : "quand pendant les événements de mai, j'entendais ces jeunes crier "CRS=SS" je me disais : "grâce à Dieu, ils n'ont pas connu les SS"
je ne suis pas là pour comparer qui que ce soit à un fasciste ou trouver des parallèles.
Pourtant, la dernière sortie eugéniste de monsieur Sarkozy, sur le suicide et la pédophilie, qui rappelle sa tentative l'année dernière de faire passer une loi sur le contrôle de la violence dès l'embryon (à peu de choses près), rappelle l'éugénisme pratiqué dans certaines dictatures... L'Allemagne nazie a eu une politique eugéniste. Mais aussi quelques démocraties de par le monde, généralement protestantes, dans lesquelles on stérilisait certaines personnes...
ma question :
maintenant que Nicolas Sarkozy a posé ses arguments, et déjà essayé de passer une loi, sans succès, que va-t-il faire s'il est élu ?
plusieurs solutions...
Evidemment, il pourrait décider de la castration de pédophiles, et même décider, s'ils ont eu des enfants, de castrer les enfants. Il pourrait décider qu'une personne ayant tenté de se suicider devrait être surveillée par la puissance publique toute sa vie (entendez : hôpital psychiatrique), elle, mais pourquoi pas ses enfants, ses frères et soeurs, etc., etc.
Non, mais soyons sérieux et concentrons-nous un peu sur la personnalité de ce personnage.
Amis de droite, et j'en vois quelques uns qui aiment bien le personnage un peu fou, un peu réactif, qui aiment bien son programme libéral (je dirais, allez bosser 3 mois aux Etats-Unis, et vous comprendrez ce qu'il nous réserve... Je ne parle pas de ces emplois tertiaires dans la finance, que nos diplômés s'arrachent à New York, je parle de vrai boulot, sans protection sociale, 15 heures par jour sans voir la lumière pour un salaire de misère)...
mais Nicolas Sarkozy, c'est autre chose.
héritier d'une droite dure - après tout, n'est-il pas gaulliste, à l'origine ? De Gaulle, ce grand démocrate qui a su sauver la France et l'incarner, mais aussi faire un coup d'Etat en 1958, avant d'inventer le retour à la monarchie par l'élection du président de la république au suffrage universel direct - il ne fait qu'annoncer un programme restreignant les libertés publiques.
Eugénisme, mais aussi prise des empreintes génétiques pour un rien - voir un de mes articles où il se vantait d'avoir augmenté la taille du fichier comme s'il y avait 300 000 délinquants sexuels en France, alors que sont fichés tous ceux qui sont condamnés, des faucheurs d'OGM à la fumette éventuelle d'un joint - l'atteinte à la liberté de la presse, l'identité nationale à la sauce Vichy, la police télévisée, et demain, qui sait ? le retour de la délation ?
Non, vraiment, ce personnage est inquiétant.
Il faut lui barrer la route ! c'est une nécessité pour notre pays. Et si nous l'aimons, nous devons rejeter ce personnage qui annonce des heures sombres...
La dernière minute...
ce matin, le Canard enchaînés cite l'entourage du président Chirac et explique que le soutien du président sortant à Nicolas Sarkozy est un échange : je te soutiens, tu m'évites les poursuites pour mes magouilles. Un projet de loi serait prêt :
alors que le Conseil constitutionnel avait suspendu les poursuites jusqu'à la fin de la présidence Chirac (et qu'elles devaient reprendre ensuite), le gouvernement ferait passer un amendement de loi pour qu'une instruction ne puisse pas durer plus de 10 ans.
C'est beau, le progrès. C'est beau de savoir jouer avec la loi.
Décidément, Jacques Chirac est le roi des accords... N'y en avait-il déjà pas eu un avec Roland Dumas, alors président dudit Conseil, lui même empêtré dans des affaires ?
Elle est belle notre république.
Il nous faut de la nouveauté. il faut stopper avec tout ça. Et éviter le chaos.
Sauver la France et sauver la République, c'est choisir la meilleure solution. le travail des meilleurs, loin de l'idôlatrie UMpiste... Loin du soutien par dépit socialiste.
Il faut battre les extrêmes de droite et de gauche.
Ce choix porte un nom : l'union nationale et un candidat François Bayrou.
PS. En écrivant, je me demandais ce qu'il arriverait à l'auteur de ces lignes si N. S. était élu président. La prison ? la pose d'une puce sous-cutanée pour être assigné à résidence ?
J'en suis convaincu :
voter Sarkozy nous provoquera un président grave.
dimanche 8 avril 2007
Plus que deux semaines... Dumb et "Big" Violento toujours en tête
je suis déçu par cette campagne, sans vrai projet, où l'idée n'est que la conquête du pouvoir, sans même plus se cacher.
"qui veut mon pacte présidentiel de Ségolène Royal ?"
"qui veut la rupture tranquille de Nicolas "Big" Sarkozy ?"
cette campagne est molle. Nous sommes loin de l'adhésion dans l'un et l'autre camp. A gauche, on a peur du 21 avril 2002... on a choisi Ségolène, parce qu'elle souriait aux caméras et donnait un espoir de victoire dans une campagne à l'Américaine que Sarkozy nous imposait depuis son arrivée à l'Intérieur...
Car c'est bien lui, ce sarkozy, de l'autre bord, qui a imposé sa campagne et continue de l'imposer, à coup d'argent, de grands meetings qui coûtent de quoi nourrir tous les crèvent la faim... et qui impose encore ses thèmes, avec ses petits scandales : être toujours là, à la Une des media, avec ses phrases choc.
mais derrière, point d'intérêt. Rien du tout. Nada...
comment peut-elle Ségolène Royal, se présenter à la présidentielle en n'ayant pas les capacités d'exercer le pouvoir ? Comment les socialistes peuvent-ils voter pour elle alors qu'elle est le dumb français, fameuse caricature dont on a affublé le président Bush, tant ses gaffes et son ignorances ont pu marquer son discours politique ?
nous en sommes là dans une même personnalité : pas de connaissance, prétention, gaffes... et victoire pour faire n'importe quoi ?
Hier, Dumb inventait la "bravitude", Dumb nous montrait son ignorance des affaires du président, je parle ici de la frappe nucléaire... mais Dumb nous a aussi montré qu'elle ignorait les traités internationaux (sur la prolifération) en transformant son ignorance en théorie politique... Puis, Dumb a fait un retour de 5 ans en arrière en disant que l'Onu devrait condamner le régime taliban... oui, ils sont encore là, mais ne sont plus au pouvoir depuis un moment, renversement auquel la France a participé.
Socialistes de France, vous avez raillé Bush... S'il vous plaît, ne nous imposez pas Dumb à l'Elysée...
Et sarkozy dans tout ça ?
Big Violento. Big, comme Big Brother, avec sa nouveauté... il remet à la carte la traque des foetus pour détecter la violence, la pédophilie... et bientôt quoi ? il fera la chasse aux blonds, aux petits, aux homosexuels ?
son genre de théorie rappelle de mauvaises références. Ca fait peur !
et Violento, car cet homme menace... menace les journalistes, quand il ne passe pas à l'acte en les faisant virer, menace ses collègues du gouvernement, quand ils ne plient pas devant le diktat... et menace de leur casser la figure.
En voilà un qui ne s'applique pas ses propres règles... on le savait... mais de là à penser que la violence s'exercer dans un beau ministère du 8e arrondissement...
et le dépistage prénatal de la violence, dans tout ça ?
vous me suivez ?
Non, la campagne ne vole pas haut.
Bien sûr, je ne vais pas ici étaler cette affection qui est la mienne pour le discours de Bayrou. je crois profondément que c'est lui, le changement, c'est lui qui peut arriver à faire quelque chose sans diviser le pays.
Je terminerai cette intervention pour exprimer mon rejet de ce que certains appellent le "vote utile"...
Le Pen ne sera jamais président de la France. il ne représente pas plus de 20% de l'électorat. En cas de 2e tour contre un socialiste, il aurait un score plus important, car les électeurs de droite auraient du mal à voter pour lui. Malgré tout, la gauche mobilisée, le centre et une partie de la droite auraient 70% de l'électorat.
ségolène royal agite le chiffon rouge... Mais Le Pen ne sera jamais élu.
Alors ? que fait-on ? on vote utile pour Ségolène-Dumb?
Ou vote-t-on par conviction ?
Je suis pour le vote par conviction. Si on veut voter pour Voynet parce qu'elle défend des idées, confuses, certes, mais écologistes (c'est-à-dire vertes et rouges à la fois), votons pour Voynet... Si on aime le facteur Besancenot, ou les autres inutiles trotskystes, votons...
pareil à droite... si on a des convictions nationalistes, si on a peur de Sarkozy... si on est centriste, si on veut respecter la démocratie et dire à celui qui rejette la souveraineté du peuple exprimée dans un référendum, votons pour Bayrou, Villiers, même...
Les Guignols nous avaient dit : "ne pas voter peut provoquer un président grave"
moi, je dis aujourd'hui : "voter "utile" peut provoquer un président grave, car ils sont "graves" tous les deux !!"
* je n'oublie pas que certaines communes, pour environ 1,6 millions d'électeurs, on mis en place un vote par machines à voter... malgré la Floride, malgré les tricheries qu'on a pu constater aux Etats-Unis, première démocratie moderne. Il y a vraiment des fonctionnaires à l'Intérieur, pour n'avoir peur de rien. Comment avoir confiance dans une machine, sans trace papier, sans secret de celui qui a voté ? finalement, on s'enfonce dans la non-démocratie. Ségolène, au secours !
dimanche 18 mars 2007
plat comme ... ????
"mince, alors... déjà que le dimanche est une journée déprimante, si en plus il faut aller participer à une journée morne de congrès socialiste, bonjour !"
eh bien, bonjour les journalistes ! mais comment font-ils ?
"jeeeeee saiiiiis ceeeee queeeee jeeeee doiiiiiis auuuuu paaaartiiiiii"...
c'est sûr, Ségo ne réveillerait pas les morts. Mais elle ne reveillerait pas les vivants non plus.
Oui, il faut le dire. Elle est mortelle... mortelle d'ennui !
Vivement que cette campagne se termine et qu'on n'entende plus parler d'elle.
AU passage, il paraîtrait que DSK, ce bon DSK, aurait dit à Bayrou : "je vais être obligé de voter pour toi".
Non, non, monsieur Hollande, les rats ne quittent pas le navire. C'est juste que le navire semble rester à quai, et qu'il faut quand même la faire, la traversée.
vendredi 9 mars 2007
les signes arrivent de partout... l'union nationale
les Allemands ont imposé à leurs dirigeants politiques de gouverner ensemble.
La semaine passée, une journaliste belge était invitée d'En aparté, sur Canal. "Chez nous, a-t-elle dit, on regarde François Bayrou avec intérêt, parce que ce qu'il souhaite réaliser, l'union, la négociation entre différentes tendances, c'est ce que nous faisons chez nous. Et ça ne marche pas si mal, et ça oblige à discuter"
(pardonnez-moi si la citation n'est pas exactement retranscrite, mais l'idée est bien représentée)
et hier soir, apparemment, l'exemple est venu d'une terre si peu lointaine, terre de guerre et de morts depuis une bonne centaine d'année.
AFP - jeudi 8 mars 2007,
Elections en Irlande du Nord: les ennemis d'hier auront à gouverner ensemble
Sans vouloir entrer dans les détails d'une situation politique irlandaise que je ne connais absolument pas, ni préjuger des décisions des uns et des autres, je crois que nous avons là un nouvel exemple d'une réalité qui se fait jour :
Pour sortir de la difficulté, le peuple appelle tous ses dirigeants à s'unir.
Dommage pour Ségo-Sarko, le couple infernal, leurs clichés et leurs chiffons rouges. L'avenir est à l'union.
pour les clivages et projets politiques, vous pourrez revenir dans dix ou quinze ans, quand la France sera parfaitement redressée, désendettée...
Enfin, non... ne revenez pas. Quittez la vie politique. Ce sera toujours mieux que de revenir pour défaire tout ce qui aura été fait.
vendredi 2 mars 2007
Le mou n'est pas celui qu'on croit
Et puis, la personnalité de Bayrou a conduit les journalistes à mettre le centre mou au passé. Mais à droite et à gauche, on a du mal à se débarrasser de cette idée.
Mais qui est mou ? Le Centre qui veut recréer une union nationale pour cinq ou dix ans, afin de sortir la France de sa mauvaise situation économique, sociale et politique ? Son chef, François Bayrou qui est le seul à incarner l'opposition depuis deux ou trois ans ? celui qui s'oppose à l'autoritarisme d'un gouvernement, qui monte à la tribune pour critiquer un parlement aux ordres et un gouvernement qui refuse les débats du parlement sur les questions primordiales pour notre pays ? Le seul qui a dit non alors qu'officiellement, l'opposition était à gauche ?
Quand j'ai vu revenir les "éléphants" du PS, je n'ai eu qu'une réaction. Pathétique.
Top des mous de France.
- 1 - Le président de la République.
depuis deux ans ou plus, il explose en privé contre Nicolas Sarkozy, le déteste, le considère comme un traître. En privé, selon le Canard enchaîné, les insultes fusent. "le connard", et j'en passe tant elles sont fortes, ces insultes... En public, il nous disait "je décide, il exécute". Et puis voilà... depuis quelques jours, on entend que le président de la République, Jacques Chirac, s'apprête à soutenir Nicolas Sarkozy pour l'élection. Le message serait en préparation. Les sarkozystes l'attendent.
>>>> Soutenir quelqu'un qu'on déteste, ne pas "détruire" la candidature Sarkozy, alors était un roi dans ce domaine (demandez à Giscard)... voilà de la molesse.
- 2 - madame Royal
Elle avait remporté l'élection de son parti. On se demande encore comment des sondages agités en l'air avaient pu faire peur à ce point à des militants et à leurs dirigeants. Elle était sûre d'elle. Elle n'avait même pas pris la peine d'appeler ses "compétiteurs" à l'issue du scrutin. Elle les a méprisés !
>>>> Madame Royal tombe dans les sondages, le royalisme ne prend pas. Les déçus de la gauche sont de plus en plus nombreux. Madame Royal prend peur, elle rappelle ses compétiteurs "venez m'aider". Elle s'est ramoli. Ramoli = mou. CQFD
- 3 - Lionel Jospin
L'ancien Premier ministre qui était prêt à suivre Mitterrand ou Chirac (et gagner à son troisième passage ?), qui nous a émus avec ses larmes, mais qui était reparti dans son île de Ré préférée, et dans son silence, notamment pour un nom qu'il ne pouvait prononcer : Ségolène Royal. La soutenir ?
>>>> Il revient la soutenir, à sa demande. Il ne pouvait pas prononcer son nom, ne pouvait pas imaginer un PS derrière elle, c'était à se demander si lui aussi n'allait pas glisser un bulletin "Bayrou" dans l'urne. Mais il revient la soutenir. Belle molesse.
- 4 - Jack Lang
Celui a avait écrit un livre - jamais sorti mais dont les journaux se sont procuré les bonnes feuilles - Oh, excusez-moi, j'ai mis Jack Lang et "écrit un livre" dans la même phrase. Celui qui avait signé un livre qu'on lui avait écrit, était dans une entreprise de démolition de la candidate socialiste. Puis, voyant qu'il ne peut même pas rassembler ses trente parainage, rejoint non pas celle qui est la plus proche de ses idées, mais celle qui est en haut des sondages et qui lui promets un Quai d'Orsay, sans doute (un Munichois au Quai, après Mickey d'Orsay ou le Con d'Orsay, selon les opinions et la gentillesse, c'est vraiment la grandeur de la France qu'on a dans la tête en ce moment). Il devient aujourd'hui un porte-parole virulent. Il est même drôle, lorsque les journalistes laissent diffuser les rushs, et qu'on le voit crier contre une journaliste "mais mademoiselle je vous ai répondu, taisez-vous !"
>>>> Avoir le courage de faire allégence à celle dont on a des idées si "polissées"... Enfin, le courage... le culot ? Inutile d'en dire plus.
- 5 - ex aequo : Laurent Fabius et Dominique Strauss-Kahn
Ils ont perdu. Dans quelles conditions ? on ne sait pas. On sait qu'un parti politique, ça se vérouille, et quand on est le compagnon de la candidate, patron de ce parti, qu'on sait qu'elle ne déplace pas la poussière, et qu'on pense qu'elle ne va pas tenir le coup... qu'on espère prendre alors le flambeau pour mener le parti à la victoire... il y a de quoi s'interroger.
En tous les cas, Fabius et DSK ont perdu. Et après ? Eh bien, Royal les a méprisés, a refusé de les appeler, de les rappeler, car ils l'ont appelée pour la féliciter. Et puis, soudainement, elle a besoin d'eux. A la traîne dans les sondages, elle sait qu'elle ne passe pas, qu'elle n'a que quelques chances, par défaut, dans un 2e tour qui l'opposerait à Sarkozy dont les Français ont peur. Bonjour le choix. oui, mais voilà. Il lui faut passer le 1e. Et pour ça, il lui faut du soutien. Elle se décide à les rappeler et les faire revenir, avec quelques promesses ?
>>>> Revenir vers une personne qui vous a méprisé, accepter de l'aider... grandeur ? Grandeur quand c'est gratuit, peut-être. C'est toujours bien d'aider son prochain. Mais pas dans ces conditions. Mollesse, nullité, je dirais. Car, Royal n'est pas ruinée, elle n'est pas souffrante... Elle a juste fait excès de confiance en elle. Et elle a compris qu'elle ne valait pas trois haricots. Elle rappelle ceux qui ont du poids, et eux, ils accourent comme des petits chiots. Mous... Et pathétiques. Que ne ferait-on pas pour un plat de lentilles... un portefeuille, un poste, une présidence...
C'était un beau Top 5 de la mollesse. Ou comment le mou n'est pas au centre, mais dans l'attitude politique de dirigeants qui sont prêts à tout pour des maroquins, ou pour laisser un nom dans l'histoire.
J'ai oublié Montebourg, monsieur "je-refuse-la-synthèse" qui, lui aussi, pour un maroquin, a été prêt à faire allégence. Sans grande conviction. Grandeur et décadence. Mais j'ai trop de respect pour l'homme qu'il fut, celui qui a osé interpeller le président de la République sur ses casseroles financières...
jeudi 1 mars 2007
Ségolène et le chiffon rouge
quelle analyse politique !
Elle vient de me décevoir, en quelques mots, de 15 ans de sympathie socialiste.
« Qui est le troisième homme, honnêtement ? Allons, on sait très bien que c'est Le Pen », a affirmé Ségolène Royal (Le Parisien, dimanche)
On sait très bien que c'est Le Pen.
J'ai entendu pendant des années que c'était Mitterrand qui avait fabriqué Le Pen pour grignoter la droite et se maintenir au pouvoir. J'ai entendu pendant des années que le parti socialiste entretenait le Front national pour gagner les élections, qu'il ne valait plus grand chose sans les triangulaires.
et voilà que madame Royal s'y glisse, elle aussi.
Trop nulle pour présenter un programme cohérent, un programme qui servirait à quelque chose, un programme qui ne ruinerait pas nos arrières-petits-enfants, elle agite le chiffon rouge (ou noir) de l'extrême droite.
Bravo, madame Royal. Bravo. On voit là une vieille tradition socialiste à laquelle je ne croyais pas. En une phrase, Royal a résumé 25 ans de parti socialiste. Agiter le chiffon FN pour gagner les élections.
Pauvre Ségolène, c'est triste de n'avoir rien à dire. Retire-toi, tu ne pourras que faire gagner la France. Sans toi, plus de Le Pen. CQFD
jeudi 22 février 2007
mamère et son vélo
Nous pourrions débattre des heures de la liberté, d'internet, des caméras partout, du Big Brother qui n'est finalement pas l'Etat mais tout un chacun avec camescopes, téléphones portables...
Mais je ne veux parler que de Noël Mamère... l'écolo...
Ce petit passage peut simplement servir à appuyer l'idée que... non ! les Verts ne sont pas écolos... ils n'y pensent pas plus que d'autres. Ils sont plutôt rouges, trotskystes et autres léninistes qui ont compris que l'accès aux responsabilités ne se ferait qu'en s'achetant une conduite.
Noël Mamère vient à vélo, qui consiste en une grande berline... Tant mieux pour lui. POurquoi avoir menti ? La propagande politique trouve sa limite quand l'image démasque le "bôbard".
C'est dommage pour la méthode. Mais merci d'avoir mis cette vidéo en ligne.
Le Vélo de Mamère
envoyé par Dripfedfred
PS. Qui est donc cette charmante Daisy qui présente les images ?
lundi 19 février 2007
Adhésion, tracteur, Rassembleur
mais la critique ne suffit pas.
je souhaite aborder aujoud'hui le thème de l'adhésion, de la rencontre...
J'ai voté socialiste toute ma vie, ou presque (cela dit, je ne suis pas extrêmement vieux, mais j'ai bien dû participer à une douzaine de scrutins dont trois présidentielles) et ce parti me déçoit de plus en plus.
Pour cette élection qui s'annonce, j'ai décidé depuis un moment de mon candidat.
En 2002, j'ai regardé François Bayrou dans une émission... J'avais entendu son discours rassembleur. Immédiatement après cette émission, j'ai écrit à François Bayrou, en réponse à ses propos, lui demandant pourquoi il n'appelait pas à l'alliance avec la gauche...
et deux ou trois jours après, j'avais reçu un court message de son site internet me disant "patience".
La patience est dure... mais le résultat arrive enfin. Ce week-end, le "Rassembleur au tracteur" a annoncé à deux reprises qu'il envisageait depuis un moment déjà, de nommer un Premier ministre de gauche. Loin de l'irréalisable que dénonce les Sarkozy et Fillon menacés, c'est un beau projet d'union nationale pour sortir le pays de ses ennuis. Bayrou annonce la couleur :
l'important, ce n'est pas politique politicienne, c'est l'avenir de la France.
Il faut, pendant un temps, arrêter de se battre entre nous et utiliser cette énergie à travailler ensemble à mettre en place une politique pour résoudre les problèmes qui touchent notre pays depuis des décennies : chômage, pauvreté, quartiers en difficulté, illétrisme...
et plus récents : intégration européenne, mauvais vécu de la mondialisation, inflation galopante.
Aujourd'hui, il n'y en a qu'un parmi les candidats à proposer de se retrousser nos manches tous ensemble, quelle que soit notre couleur politique.
Mais ce n'est pas tout... Je regarde ces émissions politiques. Entre les lectures monocordes et sans fin de Ségolène Royal et les discours contenus d'un Nicolas Sarkozy qui essaie de ne plus paraître pour un excité, il est un François Bayrou qui ne lit pas ses discours, qui propose des idées, qui établit un programme rassembleur pour des gens de bonne volonté, capables de se concentrer sur l'essentiel et l'amour de la France.
C'est à ça que j'adhère.
Je ne suis pas d'accord sur tout, et pourtant, je le suis.
J'espère aujourd'hui que son message lancé ce week-end vers la gauche fera mouche et lui permettra de dépasser Royal au premier tour et de l'emporter, non seulement au deuxième, mais aussi d'avoir une majorité multi-couleurs lui permettant de travailler pour notre pays.
J'espère que les égarés de la candidature Royal comprendront ce message et apporteront à la démocratie sociale les voix et les idées de la social-démocratie.
samedi 17 février 2007
Ségolène et Dorothée
« Je veux, en tant que mère, pour tous les enfants qui naissent et grandissent en France, ce que j'ai voulu pour mes propres enfants. »
J'aimerais rappeler que Ségolène Royal est, il y a quelques années, entrée en guerre contre Dorothée... Ayant écrit contre elle... mais aussi, ayant sans doute eu de l'influence sur le départ de TF1 de l'animatrice des jeunes.
Certes, je ne dis pas là que les programmes de Dorothée étaient formidables.
Mais, la question que je me pose est celle-ci :
La France que Ségolène Royal nous propose est-elle une France sans divertissement pour les enfants, avec une censure de ce qui leur est proposé pour qu'ils reçoivent une éducation très cadrée... voire une propagande, à la Cyrillus, "oui, mère" et compagnie ?
Nul doute que de 20 à 35 ans, tous ces régressifs qui ont été bercés par Dorothée dans leur enfance, ne seront pas en avril bercés par les discours "somnifère" de la "femme Barbara Gould".
Plusieurs appellent circulent en effet sur le net, et par le bouche-à-oreille, pour ne pas voter pour elle... En souvenir de Do-ro-thée...
Tous les moyens sont donc bons, pour le bien de la France !
:)
Qui aurait cru à un tel destin pour Dorothée, nouvelle Jeanne d'Arc !!!?
mercredi 14 février 2007
l'erreur de casting
on parle depuis longtemps d'erreur de casting
le problème d'une erreur de casting, c'est que ce n'est pas le comédien qui est responsable, mais le directeur de casting.
et qui est le directeur de casting ? le parti socialiste. Pas uniquement le militant mais le nuage qui a entouré l'élection de Royal dans les fédérations.
Mais ici, c'est aussi la comédienne - piètre comédienne - qui est responsable de l'erreur... Elle a postulé pour un rôle dont elle ne maîtrise pas la langue.
Jusqu'à présent, on nous offre la carte du doublage... on lui écrit des discours qu'elle récite, elle évite les débats, elle refuse d'affronter ceux qui se proposent de lui apporter la contradiction (en ce sens, elle a été piégée par Nadine Morano de l'UMP)...
mais il n'y a pas à dire : vive la version originale !
et si Royal commençait à apprendre son rôle et la langue de son rôle ?
Ah ? il ne reste que quelques semaines ? c'est un peu tard...
Ca promet un audimat catastrophique. Et ce n'est pas parce qu'elle nous fait du Arte... non non... Ce sera un gadin d'audimat à la TF1. Enlevée de l'antenne au plus vite.
Préparons nous à une nouvelle élection sans PS au deuxième tour. Heureusement que cette fois-ci, nous avons un candidat qui appelle dès maintenant au rassemblement. Bayrou, au contraire de Chirac en 2002, a compris ce que les Français attendaient.
dimanche 11 février 2007
confirmation !
Segolène Royal est en train de s'exprimer, devant les militants excités de son parti.
Enfin... de s'exprimer est un bien grand mot. Elle est en train de lire un texte qui a été écrit, selon le Canard enchaîné de cette semaine, par Eric Orsena.
Je me souviens de ce cours de diction et discours à Sciences Po... Et de cette étudiante qui avait décidé de lire un texte. Et des deux enseignantes qui lui ont expliqué comment on lisait un texte, qu'il existait des manières de lire un texte et...
Et je crois que Ségolène n'a pas suivi ce cours.
Car, elle est en train de lire un texte qu'on lui a écrit... On dirait qu'elle ne l'a même pas lu avant de nous l'exposer. On dirait qu'elle ne comprend rien à ce qu'elle dit. Elle n'arrive pas à lever ses yeux plus de trois secondes. Sa voix reste monocorde... et même pour remercier les gens d'être présents, elle est incapable se détacher de son texte.
CONFIRMATION : confirmation, oui, elle ne sait pas parler, elle ne sait même pas lire, elle donne l'impression qu'aucun de ses propos ne lui appartient.
Et confirmation d'un parti lobotomisé. Ils sont là, les jeunes socialistes qui cherchaient, il y a à peine quelques mois, à la descendre en flèche. ils sont là, à l'applaudir, à hurler, à brandir des panneaux "Segosphère" et autres "Ségolène présidente".
Mais à la différence de ce qu'on trouve à l'UMP, à l'UDF, ou même au FN... on le sent bien : il n'y a pas d'adhésion, pas de rencontre entre le peuple et cette femme qui n'est en rien un leader.
Il n'y a qu'un soutien par défaut, de militants et sympathisants traumatisés par le 21 avril 2002.
Je m'oppose à la victoire par défaut. On nous a fait le coup en 2002, et... c'est bon, ça suffit.
Le ventre mou des socialistes veut nous imposer une nouvelle victoire par défaut. Celle de Sarkozy, privé d'une réelle opposition, comme le gouvernement en est privé depuis 4 ou 5 ans (en dehors de l'UDF qui, avec ses 30 députés a rempli ce rôle). Ou celle de Royal, élue par des Français apeurés... par Le Pen ou par Sarkozy.
Mais élire le ventre mou n'est pas une solution pour l'avenir de la France. Cela ne mènera qu'au chaos dans les années qui viennent.
C'est pour ça que, pour moi, la seule solution pour la France, c'est cette union que propose Bayrou, autour de questions centrales, qui rassemblent les Français, et leurs élus, pour faire avancer notre pays. Bayrou finira par faire revenir des UDF félons. Et Bayrou fera venir à lui une bonne partie des socialistes, qui, sans renier leur origine - comme le font ceux qui le rejoignent aujoud'hui - ne peuvent pas voter Royal, car on ne peut pas voter pour le vide.
mercredi 7 février 2007
la rose et la gauche.
C'est un souvenir lointain, un souvenir de 20 ans. Nous étions en 1986. Les élections étaient législatives. Et à Paris, la liste socialiste était menée par Lionel Jospin.
Je me souviens de ces trois autocollants du PS "votez Jospin"... je m'en souviens parce que je les ai encore. C'était un copain de ma soeur qui me les avait donnés, en même temps que ce disque de la chanson de Theodorakis "Changeons la vie", cette chanson de la campagne mitterrandienne "France socialiste,
Puisque tu existes
tout devient possible
ici et maintenant"
Que sont ces moments devenus. Que vont donc voter ces quasi-quadras qui votaient pour la première fois en 1986 et qui étaient heureux de mettre un bulletin socialiste dans l'urne ?
C'était il y a quelques jours, comme en tout bon repas qui se respecte, en ces temps politisés, le sujet est arrivé.
- Je ne sais pas pour qui voter. J'ai toujours voté à gauche. j'ai toujours voté socialiste. Mais Ségolène, je ne peux pas... ce n'est pas possible. Je ne me reconnais pas en elle... et puis... Honnêtement, elle... elle n'a rien à dire. Et de l'autre côté... Sarkozy... c'est hors de question. je ne sais pas du tout pour qui je vais voter !
- Oui, je suis d'accord avec toi. Mais... explique-moi pourquoi tu réduis ton choix à ces deux-là ? Déjà, on ne connaît pas encore la liste de tous les candidats... et surtout, cette campagne va nous réserver quelques surprises...
- Oui, mais ça semble plutôt tracé...
- Je te coupe ! Tracé comment ? C'est parce que les media et autres instituts de sondages nous imposent ce choix depuis le départ... Sarkozy 52% - Royal 48% et la semaine prochaine l'inverse, que c'est comme ça que ça doit se passer ? Je ne suis pas d'accord !
- Mais ...?
- Bayrou... Moi, je parie sur Bayrou.
- Bayrou... Je ne sais pas...
- Bayrou, il est centriste, et appelle à lui ceux de droite et ceux de gauche...
- Mais, tu ne le trouves pas trop... calme ?
- Calme ? Peut-être... Enfin, surtout le calme d'un bon père de famille, capable de penser à ses enfants, de gérer dignement les finances de la famille, de regarder vers l'avenir, et de donner la juste claque.
- C'est finalement peut-être ce qu'il nous faut...
Dialogue bon enfant. Démagogique ? C'est à peu de choses près ce qui s'est vraiment dit.
Tout ça pour dire, qu'à mon avis, ce n'est pas un virement à droite de nombreuses personnes qui ont voté à gauche jusqu'à nos jours. Non ! Il s'agit d'un problème socialiste, incapable de choisir la voix moderne de la social-démocratie. D'un parti qui a choisi le "pire", jusqu'à dégoûter -non pas des sympathisant mais- ses propres militants. Ce n'est donc pas un virement à droite que certains autour de moi, se préparent à faire. C'est un suivi de leurs idées que leur parti préféré a été incapable de revendiquer.
Mais c'est aussi un raisonnement. Pas un ralliement par défaut, mais un simple raisonnement. Ils écoutent, ils l'écoutent, et finalement, ils se rendent compte que Bayrou, élabore un projet de société, avant de présenter, progressivement, un projet politique.
Un projet de société centriste, loin d'être mou. Centriste, en défendant l'entreprise tout en défendant le travailleur. Centriste, en défendant les finances publiques, tout en defendant notre système social. Centriste, en accedant aux demandes des homosexuels sans porter atteinte à ce qui compte pour les plus traditionnalistes d'entre nous.
Centriste, finalement, c'est trouver des solutions pour satisfaire tout le monde, sans monter les gens les uns contre les autres. C'est peut-être ça dont notre pays a besoin.
campagne et répétitions
Les répétitions vont donc bon train, parce que les media se sont multipliés, posent tous - légitimement les mêmes questions - et que les problèmes restent les mêmes, les gens rencontrés aussi.
C'est juste... dommage quant au message. Mais après tout, ça ne doit gêner que des passionnés qui suivent toutes ces émissions et qui doivent sursauter "tiens, madame duchemin qui tient son café à Ris-Orangis, j'en ai déjà entendu parler".
Ca n'est pas bien grave... mais si notre recherche produit de grandes théories, autant les utiliser pour expliquer.
Lucien Sfez, La Communication, Que sais-je, n° 2567
PS. Ne comptez pas trouver de quoi expliquer la communication dans ce livre... Lucien Sfez est un spécialiste de la critique de la communication. Quoique... c'est une autre manière de l'expliquer.
mais comment font-ils ?
Et puis, quelques extraits ont été passés, et on a entendu Ségolène Royal. Ahhhh madame Royal, quelle magnifique interrogation s'est-elle formulée dans mon esprit encore peu éveillé : mais comment font-ils ? Oui, les DSK, les "maire de Paris" et compagnie... Je ne parle même pas de ces militants constitués en foule que des chauffeurs de salles et des jeunes militants sont chargés de motiver... je parle des ténors, des élus, de DSK et Delanoë... comment font-ils pour tenir un discours de Ségolène ????????
30 secondes à la radio sont déjà un énorme effort. Aucune éloquence, incapacité à se détacher du joli texte qu'on lui a écrit, la dictée, les phrases saccadées... Une demie heure, quarante cinq minutes, une heure ? une heure de mot à mot... Comment font-ils ?
Et une réflexion me vient : tout ce parcours pour en arriver là.
Heureusement que je ne milite pas au parti socialiste. Je ne pourrais vraiment pas me réjouir de la situation, et en cette matinée neigeuse (très légèrement neigeuse) j'ai une pensée de compassion pour ceux que je connais au PS, qui ont soutenu qui DSK, qui Fabius... Eh oui, c'était autre chose... Mais que voulez-vous, la peur a parfois des conséquences dramatiques sur les foules, même quand elles ont le droit à l'individualité de l'isoloir.
lundi 5 février 2007
le parti le plus bête, c'est lequel ?
"mes idées sont celles des Français", "exprimez-vous sur mon blog pour me donner mon programme"...
Je crois qu'il y en a une qui n'a pas bien compris qu'on espérait dépasser les emplois fictifs du RPR... Président, ce n'est pas un emploi fictif !!!! On attend qu'il (le président) étale ses convictions, présente un programme, plus qu'un programme un projet politique. Et ce n'est pas aux Français de le donner. C'est au candidat de proposer et susciter l'adhésion populaire.
Elle ne s'est pas encore effondrée dans les sondages, mais elle s'est déjà effondrée dans les déclarations. Passons sur le gag téléphonique du Premier ministre canadien (le PS pourrait avoir une autre réponse que "Gérald Dahan travaille pour l'UMP"... c'est un peu simpliste, là... mauvaise foi, même. PS = MF ???), le sous-marin nucléaire français, le seul et l'unique, censé assurer notre force de dissuasion doit se trouver bien solitaire entouré de ses fantômes SNLE et SNA... Fille de militaire, pas obligée de connaître ces données. mais candidate à la présidentielle, c'est un peu plus grave. Et ridicule. Elle a aussi fait quelques bourdes sur l'Iran... et finalement, elle réussit à transformer, comme l'a dit Bayrou à propos de la faute de Français en Chine : "elle a réussi à transformer une faute de Français en théorème politique".
C'est très fort. Mais a-t-on besoin d'un George Bush (je parle de celui des gaffes, je ne polémique pas ici sur la guerre en Irak) à la tête de notre pays ?
Je ne le crois pas.
et passons au parti. Ayant rencontré un socialiste ayant participé à la campagne de Fabius, j'ai eu confirmation de ce que je pensais, d'une chose qu'on entend finalement peu, question sans doute de politiquement correct pour les journalistes : les électeurs socialistes ont choisi celle qui était en tête des sondages par peur de ne pas être au second tour. autrement dit, c'est un choix par défaut, sous la pression des sondages, d'organismes eux-mêmes financés par les partis les plus importants et par les organes de presse dont aucun, ou presque, n'est indépendant.
(on parle aussi d'un verrouillage du parti... bien sûr... comment imaginer les choses autrement ?)
Bref... Voilà comment nous en sommes arrivés là.
et c'est pour ça que je pense que ce parti est stupide. Et qu'il a la candidate qu'il mérite
il avait le choix entre l'économiste social démocrate et le capitaliste qui a retourné sa veste (grand bien lui fasse, je suis assez d'accord avec ce qu'il souligne, même si j'ai des doutes quant à sa bonne foi) . Et ce parti a choisi le vide. Vide politique, vide sidéral. Vide pour la France, mince !
Que nous offre-t-on ? le choix devient horrible.
Quand elle a été choisie, je pensais qu'elle ne tiendrait pas le coup, et que le PS serait obligé de la remplacer, à l'image des Verts en 2002. Mais, c'est peut-être sans compter que c'est son conjoint qui est le patron... Et puis, là, le scrutin se rapproche.
Elle descend, elle descend, encore un peu. Et que va-t-il se passer si elle passe en dessous de 20 ? Cadeau inespéré de cette campagne : que Bayrou passe devant Royal. On aura au moins ne campagne intéressante. Enfin, je ne pense pas que les jeux soient complètement joués au PS. Il va se passer quelque chose. Je le sens... un Jospin qui va ressortir du bois, un Hollande qui va finir par se dire "ah mais oui, c'est vrai qu'il y a une élection sérieuse dans quelques semaines, il faut faire quelque chose : j'y vais !", un quelque chose comme ça... On ne connaît pas encore tous les candidats.
, éditorial du 5 sept. 2007